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Aujourd'hui en Suisse

La diplomatie suisse, chers abonnés, constitue le plat de résistance du jour.

Ignazio Cassis marque des points avec la diplomatie scientifique, le concept novateur poussé par Berne depuis quelque temps. En témoigne une collaboration scientifique entre les pays côtiers de la Mer rouge – pas vraiment des alliés – sous l’égide de l’EPFL.

Le chef de la diplomatie suisse fait aussi la Une de la presse pour des raisons moins glorieuses. Tôt lâché par le Tessinois, le patron démissionnaire de l’UNRWA est sorti de son silence et ne ménage pas ses critiques à l’encontre du ministre des affaires étrangères.

Bonne lecture,   

Frédéric Burnand

Correspondant: Genève internationale

Mer rouge
(Guilhem Banc-Prandi)

C’est une application concrète de la «diplomatie scientifique» que promeut la Suisse. Berne a réussi à réunir les pays côtiers de la mer Rouge pour assurer la protection de ses récifs coralliens. Des voisins plutôt habitués à s’affronter qu’à travailler ensemble.

L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne va superviser la collaboration de scientifiques issus des pays concernés, soit Israël, la Jordanie, l’Egypte, le Soudan, l’Erythrée, Djibouti, l’Arabie saoudite et le Yémen, l’Etat hébreux n’entretenant des relations diplomatiques qu’avec la Jordanie et l’Egypte.

Dans un premier temps, les chercheurs vont étudier les immenses récifs coralliens de la mer Rouge pour comprendre pourquoi ils résistent aux effets du réchauffement climatique, contrairement aux autres récifs du monde.

«Nous pensons que 90% des récifs coralliens auront disparu à la fin de ce siècle à cause de la hausse des températures», déclare le scientifique Anders Meibom, directeur du projet de recherche corallienne de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). «Mais dans la mer Rouge, nous sommes presque sûrs d’avoir une population capable de résister à ces températures tout en restant en bonne santé, à condition bien sûr que les coraux ne soient pas tués par la pollution locale.»

Dans une tribune publiée ce mois, Ignazio Cassis précise: «Nous voulons utiliser notre expertise de facilitation pour renforcer la collaboration entre chercheurs, dans le but d’amener ces pays à travailler ensemble au-delà de leurs tensions politiques

Et le chef de la diplomatie suisse de poursuivre: «Le Conseil fédéral a reconnu la pertinence de cette approche (alliant science et diplomatie) en approuvant cette année la création de la fondation Geneva Science and Diplomacy Anticipator, qui visera à encourager les synergies entre ces deux secteurs. Favoriser les échanges est la tâche la plus noble de notre diplomatie, il nous appartient maintenant de catalyser le talent de nos hautes écoles au bénéfice des défis globaux!»

Cassis en Jordanie
(Keystone)

«Pierre Krähenbühl lance la contre-attaque, écrit Le Temps dans son édition de vendredi. 

Des fuites, apparues cet été, avaient semblé mettre très gravement en question le comportement du désormais ex-chef de l’UNRWA, l’agence de l’ONU chargé des réfugiés palestiniens. Alors qu’il a présenté sa démission mercredi, le Suisse a décidé de sortir de son silence afin, dit-il, de rétablir la vérité.»

Menant l’enquête sur ces allégations, le Bureau des services du contrôle interne de l’ONU en a déjà écarté les plus graves. «Les conclusions préliminaires de ce rapport du BSCI excluent la fraude ou le détournement de fonds opérationnels par le Commissaire général», a en effet déclaré l’ONU. Et les accusations pendantes devraient connaître le même sort, assure cet ancien cadre du CICR en avançant une série d’arguments convaincants.

Dans un éditorial qui accompagne son article, Luis Lema pose dès lors la question: «Pierre Krähenbühl est-il l’homme qui aura sauvé l’UNRWA?» Si oui, il faut attendre le rapport final de l’ONU pour le savoir. Le rôle d’Ignazio Cassis dans cette affaire pourrait bien devenir son boulet.

(Coll. C. Bärtschi-Flohr/notreHistoire.ch)

Les journaux ne servent pas qu’à emballer les salades. Ils font aussi de très joli costumes. C’est la savoureuse histoire que raconte L’inédit, un magazine historique en ligne qui vient de démarrer.

La scène se déroule à la Chaux-de-fonds le 13 septembre 1936. «Sur les pavés défilent une Marquise aussi bien qu’une Jeune Paysanne, et Carmen l’Espagnole y côtoie la Tonkinoise, ou encore Argentina. On y admire également Rumba, Valse, Menuet et Tango», raconte la journaliste Martine Salomon. Des mannequins participant à un concours de costumes en papier.

«Pour concevoir leurs originales créations, soixante concurrentes ont patiemment collecté des pages de journaux, des bulletins électoraux, des affiches ou même des timbres-poste. Ces demoiselles ont ciselé mots, motifs et caractères avec doigté avant de les assembler avec imagination pour se vêtir», écrit notre consœur. L’une des concurrentes a découpé pas moins de 6000 titres du quotidien local L’Impartial «pour s’en faire des pantalons et un corsage la moulant à ravir», rapporte ce même journal dans son compte-rendu le lundi suivant.

couple
(zvg)

«Nous avons cherché à temps une solution, avant de finir à l’aide sociale», déclarait, il y a deux ans, Kati Diethelm (55 ans) au quotidien Aargauer Zeitung. Comptable, elle a été frappée deux fois par un burnout. 

Son mari Peter (65 ans) ne peut plus travailler à la suite d’une opération ratée de la hanche, il y a cinq ans. À l’automne 2017, le couple a donc vendu sa maison dans la campagne argovienne et a émigré au Costa Rica. Kati et Peter Diethelm ont acheté un terrain et construit une maison à Orosí, localité qui se trouve à une heure et demie de voiture de la capitale San José. Depuis la fin 2017, ils passent désormais une «Pura Vida» en Amérique centrale.

De plus en plus de Suisses font la même chose. Lorsque l’argent ne suffit plus pour vivre en Suisse, ils recherchent des alternatives – souvent au moment de la retraite. Environ 20% des quelque 760'000 Suisses de l’étranger sont retraités. La différence des niveaux de vie et de prix joue un grand rôle, a indiqué Nicole Töpperwien, de Soliswiss, à la Handelzeitung. «Avec une rente en francs, les retraités suisses peuvent passer une retraite nettement plus confortable dans le pays de leur choix», a-t-elle ajouté.

Jusqu’à présent, pour les Diethelm, cela a fonctionné. Le couple vit grâce à la demi-rente AI de Kati Diethelm. À cela s’ajoutera prochainement la rente AVS de Peter. Sur leur domaine, de la taille d’un terrain de football, il y a désormais une maison avec terrasse et piscine, une guesthouse, un rancho et une maison à orchidées. Leur prochain projet de construction est déjà en cours de réalisation: un lounge couvert avec cheminée et coin salon. Le couple a engagé un jardinier à plein temps pour s’occuper du jardin pour un salaire de 100 francs par semaine. À cela s’ajoutent des frais de 50 francs par mois pour l’électricité et l’eau.

Nous sommes toujours intéressés par les histoires d’émigrés et d’expatriés. Prévoyez-vous de vous installer à l’étranger? Ou avez-vous même déjà mis vos projets à exécution? Alors, écrivez-nous.


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