Cinquième Suisse

Aujourd'hui en Suisse

Suisses du monde, bonjour,

La France, encore. Si nous l’évoquons de nouveau aujourd’hui, c’est parce que la Suisse était présente au défilé de la fête nationale du 14 juillet et qu’il s’agit d’une première historique. Une première à la saveur particulière, puisque la Confédération y a été saluée pour sa «solidarité sanitaire».

Et la solidarité en matière de politique, réalité ou opportunisme? En tout cas une nécessité, si l’on en croit la probable fusion entre le Parti bourgeois démocratique (PBD) aux abois et le Parti démocrate-chrétien (PDC) sur le déclin.

Nécessaire aussi, la densification de l’espace urbain, car les terrains à bâtir se font de plus en plus rares en Suisse. Et pour finir cette sélection du jour, un sujet qui vous touche tout particulièrement, chères et chers Suisses du monde: le fort ralentissement dans l’acheminement du courrier international.

Bonne lecture,

Ce contenu a été publié le 14 juillet 2020 - 17:00
© Keystone / Peter Klaunzer

En ce jour de fête nationale française, Alain Berset figurait parmi les invités d’honneur du Président Emmanuel Macron. Avec d’autres pays, la Suisse a été conviée en reconnaissance de la solidarité dont elle a fait preuve durant la crise du coronavirus.

Pour la première fois dans l’histoire des relations franco-suisses, le drapeau rouge à croix blanche flottait sur la Place de la Concorde, gardé par un détachement de cinq soldats suisses. Là aussi une première, comme le tweetait hier Alain Berset: «Pour la toute première fois, des militaires suisses défileront à l’étranger».

Par ce geste, le gouvernement français a souhaité remercier officiellement la Confédération, mais également l’Allemagne, le Luxembourg et l’Autriche d’avoir accueilli et traité dans leurs hôpitaux des patients français victimes de l’épidémie de coronavirus.

L’accueil des patients et la collaboration en matière de rapatriement ont renforcé les liens entre les deux pays, selon Frédéric Journès, Ambassadeur de France à Berne. Mais dans la perspective de l’achat de nouveaux avions de combat, l’invitation de la France pourrait aussi avoir une portée commerciale.

Keystone / Peter Klaunzer

Le Parti bourgeois démocrate (PBD) n’est quant à lui pas à la fête. A la fin de l’année, il devrait fusionner avec le Parti démocrate-chrétien (PDC) pour former un nouveau parti du centre.

Une suite finalement assez logique pour deux partis qui défendent la même politique centriste et dont les contenus se recoupent dans plusieurs domaines. Ils pourraient ainsi exploiter un nouveau réservoir d’électeurs couvrant une bonne partie de la Suisse; le PDC est en effet fort en Suisse centrale et en Valais et le PBD est encore bien implanté à Berne, à Glaris et aux Grisons.

Actuellement, le PBD n’a plus que trois élus au Conseil national et, lors des élections de 2019, il n’avait récolté que 2,5% des voix au niveau national. Le PDC se bat également contre une érosion de son électorat, même si sa position est plus favorable, puisqu’il dispose encore d’un membre au Conseil fédéral en la personne de Viola Amherd.

La condition préalable à la formation de ce nouveau parti? Supprimer le «C» du nom. Pour ses partisans, il ne devrait pas être vu comme un successeur du PDC mais comme quelque chose de nouveau.

Keystone / Gaetan Bally

La densification peut être politique, mais aussi sociétale. Dans le second article de notre série sur l’aménagement du territoire, nous essayons de savoir si densité bâtie peut rimer avec qualité de vie.

Les zones constructibles se font de plus en plus rares en Suisse. Mais, ironie du sort, la tendance en termes d’habitations est à l’espace. Alors comment concilier les deux? Une option consiste par exemple à économiser l’espace en augmentant le taux d’occupation. On peut aussi construire plus haut, ou remplacer les petites maisons par de nouveaux bâtiments plus grands.

Un défi de taille attend toutefois les urbanistes: conjuguer densité et bien-être des résidents. Pour ce faire, des matériaux de constructions naturels sont notamment utilisés afin de réduire les nuisances sonores. Un soin particulier doit également être apporté à la vue.

C’est là que les espaces verts ont une carte importante à jouer. Car «la nature en zone résidentielle régule la température, filtre l’air et retient l’eau de pluie. Elle structure l’espace et offre des activités de loisirs», relève Elena Strozzi, de l’organisation de protection de la nature Pro Natura.

  • L’article de ma collègue Sibilla Bondolfi
  • Si vous avez manqué le premier article de la série, retrouvez-le ici
Keystone / Jean-christophe Bott

Au plus fort de la crise du coronavirus, les postes du monde entier ont subi de plein fouet la fermeture des frontières et du trafic aérien. Malgré une timide reprise, l’acheminement reste lent.

Invité de l’émission de radio «Tout un monde» sur la RTS, le responsable politique et communication de la Poste indiquait lundi qu’ «énormément de colis sont restés stationnés dans les pays d’origine». Car si l’envoi depuis la Suisse fonctionne à peu près normalement, il en va autrement de la réception de colis venant de l’étranger.

Face à l’impossibilité de recourir au trafic aérien, les postes ont cherché des alternatives, notamment ferroviaires et maritimes. Elles ont aussi fait appel au fret, mais ce dernier engendre des coûts supplémentaires qui ont parfois été reportés sur le consommateur.

Actuellement, les délais de livraison restent encore deux fois plus longs qu’en temps normal. Et en vue des votations de septembre, de nombreux Suisses de l’étranger pourraient voir leur matériel arriver trop tard si une deuxième vague de contamination devait déferler.


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