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Cinquième Suisse

Aujourd'hui en Suisse

Bonsoir à vous, Suisses du monde, 

Les citadins du pays alpin vouent une passion pour les arbres. À Genève, ils font l’objet d’un culte à même de terrasser la Cité de la musique. Soumis au vote ce dimanche, ce projet culturel au cœur du quartier des organisations internationales offrirait un lieu de vie dans un quartier qui en manque cruellement. Mais une fois de plus, la cause arboricole pourrait avoir le dessus.

Cette envie de forêt est largement légitime, vu les effets de plus en plus palpables du réchauffement climatique. D’ailleurs, les surfaces forestières grandissent à nouveau en Europe. Mais elles continuent de diminuer dans les zones tropicales, dans l’Amazonie, la région du Congo, l’Asie du Sud-Est. Et c’est notre consommation alimentaire qui dévore des hectares de forêts primaires pour produire le café ou le chocolat aiguisant nos sens de citadins arbophiles.

Bonne lecture,      

Ce contenu a été publié le 10 juin 2021 - 17:01
Des cultures de soja, de maïs, de coton et de café dans l'Etat de Bahia, au Brésil. Imagebroker.com

«Les effets des importations suisses de matières premières sur la déforestation dans le monde sont impressionnants», assure le WWF à mon confrère Luigi Jorio.

Alors que les surfaces forestières augmentent généralement dans les pays industrialisés, dont la Suisse, leur demande croissante de produits agricoles et forestiers importés détruit de vastes zones forestières qui sont essentielles pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le pays qui a perdu la plus grande superficie de forêt primaire est le Brésil, suivi par la République démocratique du Congo et la Bolivie. Parmi les causes de la déforestation figurent les élevages de bétail, les champs de soja et le commerce du bois.

Des données récentes précisent le phénomène. Une étude publiée par la revue Nature quantifie pour la première fois la déforestation «importée», c’est-à-dire la destruction des forêts associées au café, au cacao, à la viande, au bois et à d’autres produits commercialisés à l’international.

Consciente du problème, l’Union européenne discute de l’introduction d’une interdiction des matières premières issues de la déforestation. Un projet de loi en ce sens sera présenté en été. En Suisse, une telle législation n’est pas à l’ordre du jour.

Keystone / Facundo Arrizabalaga

L’industrie de l’armement a réalisé des exportations record l’an dernier. De quoi éveiller la curiosité de mes consœurs Katy Romy et Pauline Turuban.

Même modestes à l’échelle internationale, les exportations suisses d’armement sont allées vers 62 pays en 2020 pour un montant de 900 millions de francs environ. Problème, certains destinataires s’avèrent problématiques.

D’autant que les zones de guerres ne sont pas seules concernées. Mes consœurs soulèvent la question des ventes de pistolets, fusils, véhicules blindés et hélicoptères suisses aux autorités brésiliennes, 8e plus grand client de l’industrie d’armement de la Confédération. Or ce matériel est utilisé lors d’interventions policières et militaires particulièrement brutales dans les favelas notamment, faisant des victimes au-delà des gangs visés.

Une législation conditionnant ces exportations est bien en place. Mais le parlement suisse l’a assouplie ces dernières années. Raison pour laquelle en 2019, une coalition a lancé une initiative populaire «contre les exportations d’armes dans les pays en guerre civile».  Une perspective qui est en train de faire bouger les lignes au parlement fédéral.

  • Les dessous des affaires florissantes des exportateurs d’armes suisses (swissinfo.ch)
Ap / Fidel Castro (au centre) Pascal Couchepin (à droite) devant les membres de l'OMC

En attendant le sommet Biden-Poutine, notre partenaire Genève Vision de la RTS revient sur la mémorable visite de Fidel Castro à Genève en 1998.

Le «lider maximo» faisait partie des nombreux chefs d’État venu participer à deux conférences sous l’égide de l’OMC et de l’OMS. L’affluence d’alors fut sans commune mesure avec celle attendue la semaine prochaine pour la rencontre Biden-Poutine.

Genève n’en connait pas moins de fébriles préparatifs suscitant louanges et ronchonnements des habitants. Berne s’active également dans la préparation de la rencontre entre le président de la Confédération et celui des États-Unis.  

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