Avalanches liées au hors-piste: une vidéo pour la prévention

Une avalanche qui s'abat sur Anzère (VS) en 1999. Keystone Archive

«Check the risk», tel est le titre d'une vidéo de prévention sur les dangers d'avalanches liés au hors-piste. Elle s'adresse principalement et sans morale, aux «freeriders», ces inconditionnels de la montagne en toute liberté.

Ce contenu a été publié le 17 janvier 2001 - 18:50

25 morts causées par les avalanches chaque année, c'est trop, estime la caisse nationale suisse en cas d'accident (SUVA). Cette dernière a donc décidé, en collaboration avec l'Institut fédéral pour l'étude de la neige et des avalanches (ENA), d'intégrer la prévention des avalanches dans sa campagne de sports d'hiver.

«La cassette vidéo présente les cinq différents degrés d'avalanches et les comportements qu'il faut adopter pour en sortir», explique Henry Mathis, porte-parole romand de la SUVA. «Avec cette vidéo, les adeptes du hors-piste ne deviendront pas des experts en avalanches, mais ils pourront acquérir les connaissances de base les plus importantes», ajoute Henry Mathis.

Cette vidéo est une nouveauté. C'est la première fois que l'on montre les divers degrés de dangers d'avalanches au public et la façon de s'en échapper. Ce sont d'authentiques freeriders qui se sont prêtés au jeu pour tourner dans la vidéo.

Cet outil de promotion sera présenté dans sept stations de ski en Suisse alémanique et trois autres en Suisse romande, à Verbier, Thyon 2000 et Leysin. La présentation se fera sur un écran géant. La vidéo sera mise à jour régulièrement et sera adaptée aux risques spécifiques du lieu.

«Si l'accent est mis sur la responsabilisation des adeptes du hors-piste, explique Henry Mathis, force est de constater que ces mordus sont souvent très sérieux et savent gérer les risques». Il n'existe pas de risque zéro, certes, mais, cette information préventive supplémentaire devrait encore les minimiser.

«Nous ne développons pas de discours moral, ajoute Henry Mathis. Nous ne faisons ni l'apologie du hors-piste, ni l'apologie de l'interdiction». C'est pourquoi l'information doit être de plus en plus pointue et ciblée pour qu'elle passe correctement dans les milieux concernés.

L'interdiction, les spécialistes de la montagne n'en veulent pas non plus, à l'image du patron de l'organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS), Jacky Michelet. Cet ancien gendarme, passionné de montagne, désire que l'on préserve l'un des derniers espaces de liberté dans ce pays.

«C'est pourquoi nous apprécions énormément cette action de la SUVA et de l'ENA», explique Jacky Michelet. Mais le message de prévention doit être fort et clair. «Et pour le freerider, ajoute le patron de l'OCVS, il n'y a qu'une idée à faire passer: être capable de renoncer quand les conditions sont mauvaises.

C'est probablement grâce à de tels comportements que l'on pourra continuer à faire du «freeride» dans les Alpes suisses, conclut Jacky Michelet.

Jean-Louis Thomas

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article