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Berne soulagée par la capture de Saddam Hussein

Premières images de Saddam Hussein après sa capture.

(Keystone)

Le ministère suisse des Affaires étrangères s’est dit soulagé après l'annonce de l'arrestation de l'ex-dictateur irakien.

Saddam Hussein a été arrêté samedi soir dans la cave d'une habitation à Ad-Daour, près de Takrit, en Irak.

La communauté internationale a réagi «avec soulagement» à l’annonce de la capture de l'ex-dictateur irakien. La Suisse aussi.

«Saddam Hussein avait instauré une dictature brutale, coupable de graves violations des droits humains et génératrice de guerres meurtrières», indique un communiqué du département de la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey.

Pour la Suisse, cette arrestation «fait naître l'espoir d'un retour prochain à la pleine souveraineté du pays et de progrès rapides dans la transition vers un ordre démocratique et respectueux du droit international et des principes de l'Etat de droit».

«Nous l’avons»

Dimanche matin, l'administrateur américain en Irak, Paul Bremer, annonçait sobrement «Mesdames et messieurs, nous l'avons», confirmant ainsi la capture de l’un des hommes les plus recherchés au monde.

Après neuf mois de cavale, Saddam Hussein a été capturé samedi vers 20h locales dans la cave d'une habitation à Ad-Daour, à 15km au sud de Takrit, lors de l'opération «Aube rouge», a précisé le général Ricardo Sanchez, chef des forces de la coalition.

Il n'y a eu «aucun blessé» et «pas un seul coup de feu tiré», a ajouté le général Sanchez, soulignant que le président irakien s'était montré «coopératif».

Premières images

Le chef des forces de la coalition a ensuite présenté les premières images de Saddam Hussein après sa capture. Elles montrent l'ancien raïs, hirsute et portant une longue barbe poivre et sel, en train de subir un examen médical.

Il a notamment été soumis à un prélèvement de salive, destiné aux tests ADN pour l'identifier.

Jugement

«Saddam sera jugé publiquement pour que le peuple irakien connaisse ses crimes», a annoncé un peu plus tard Ahmed Chalabi, membre du Conseil de gouvernement irakien, sur les ondes de la radio Al-Iraqiya, une station financée par le Pentagone.

Mercredi dernier, le Conseil de gouvernement irakien a établi un tribunal spécial pour juger les principaux membres de l'ancien régime irakien pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Les membres du Conseil avaient alors fait savoir que Saddam Hussein pourrait être jugé par contumace.

swissinfo et les agences

En bref

- Homme fort de l'Irak depuis juillet 1968, Saddam Hussein tenait d'une main de fer un pays de 22 millions d'habitants. Son pouvoir, il l'a assuré par des purges sanglantes.

- L'une de ses grandes ambitions aura été de doter l'Irak de la bombe atomique.

- En dépit du processus d'inspection de l'ONU, Saddam Hussein n'a cessé de provoquer des confrontations avec la communauté internationale.

- Il s'est ainsi attiré à plusieurs reprises une riposte militaire américaine comme lors de la campagne de bombardement de décembre 1998 à la suite d'un nouveau bras de fer avec les inspecteurs de l'ONU.

- Mais son insolence n'aura pas résisté à la détermination farouche du président américain George W. Bush de "finir le travail" commencé par son père en 1991.

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