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Blanchiment d'argent: des recettes pour sortir de la crise

Il s'agit de gagner en efficacité, a expliqué le directeur de l'AFF, Peter Siegenthaler.

(Keystone)

L´administration fédérale des finances (AFF) peine à mettre en oeuvre la nouvelle loi sur le blanchiment de l´argent sale (LBA). Suite à une série de démissions, elle a présenté mercredi à Berne, un nouveau train de mesures pour sortir de la crise.

«Les capacités de travail de l'administration fédérale des finances (l'autorité de contrôle), ont été passablement diminuées, explique Peter Siegentaler, directeur de l'AFF. Le départ vers le privé de quatre des huit collaborateurs a effectivement rendu la tâche délicate. Certains d'entre eux estimaient n'avoir pas assez de moyens pour travailler.

Par ailleurs, l'Europe attend également de la Suisse, qu'elle se dote d'un outil efficace contre le blanchiment de l'argent sale. «Ce train de mesures devrait permettre un gain d'efficacité», confirme le patron de l'AFF, même si la Confédération doit limiter ses moyens financiers pour ce service.

En premier lieu, la hiérarchie de l'autorité sera changée, et six personnes seront engagées. Six autres nouveaux collaborateurs devraient arriver chaque année durant quatre ans.

La création d'une «Task Force» fait également partie de ces nouvelles mesures. Elle devrait permettre de traiter plus de 550 dossiers en suspens.

«Les stratégies doivent être claires, ajoute Peter Siegenthaler, et nous comptons sur l'aide d'un conseil consultatif permanent», même si celui-ci n'a pas de pouvoir de décision.

Autre problème de clarté à résoudre: l'interprétation de la loi relève parfois d'un véritable casse-tête. A ce titre, certaines tâches pourraient être confiées à l'extérieur, comme la révision des intermédiaires financiers soumis à l'autorité de contrôle.

Pour finir, les organismes d'autorégulation (organes de surveillance) sont aussi touchés par ces mesures. Il devront mieux collaborer ensemble.

La tâche de l'AFF est très difficile conclut Peter Siengenthaler, qui en outre veut intensifier la communication avec ses partenaires et vers l'extérieur, pour plus de transparence. Une opacité qui a été souvent reprochée à l'autorité.

Pour mémoire, la nouvelle loi sur le blanchiment s'applique maintenant sans restriction à tous les intermédiaires financiers depuis le premier avril, soit les banques, les fiduciaires et les cambistes.

Jean-Louis Thomas

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