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Carton rouge à la prostitution forcée

A proximité des autoroutes (ici près de Zurich) ou aux abords des stades, des milliers de femmes sont victimes de la prostitution forcée.

(RDB)

Dix organisations féminines ont lancé le projet national "Courage civique" pour combattre la prostitution forcée et la traite d'êtres humains.

Des informations sur ce thème seront dispensées dans de nombreuses manifestations publiques en vue notamment de l'Euro 08.

«C'est justement lors de grands événements comme le championnat d'Europe de football, qui se déroulera l'an prochain en Suisse et en Autriche, que des milliers de femmes sont contraintes à se prostituer», ont expliqué les responsables de la campagne devant la presse jeudi.

Sous l'égide de "Courage civique", diverses informations et campagnes spécifiques sont prévues, dont l'une sera consacrée à l'Euro 08. Celle-ci sera lancée cet hiver et battra son plein durant le championnat.

D'ampleur nationale, l'opération Courage civique est placée sous le "matronat" d'un comité dirigé par la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey, la ministre de l'Economie Doris Leuthard, ainsi que la présidente de la Chambre basse Christine Egerszegi.

Une quarantaine de députées et de responsables d'associations chrétiennes et féminines, ainsi que d'organisations de défense des droits humains y participent.

Un délit poursuivi d'office

«La prostitution forcée est un délit poursuivi d'office», a souligné Renata Böhi-Reck, de l'Association faîtière des sociétés d'utilité publique des femmes suisses. Avec cette campagne, nous voulons faire de ce problème un thème public.»

Les privés se rendent en effet punissables s'ils sollicitent les services de prostituées forcées. «Les clients devraient faire preuve de courage civique en annonçant à la police d'éventuels indices de prostitution forcée», a poursuivi Renata Böhi-Reck.

«Parmi les femmes forcées de se prostituer, nombre d'entre elles sont mineures. Elles viennent d'Europe de l'Est, d'Afrique ou d'Amérique latine parce qu'on leur a fait de fausses promesses. Une fois ici, elles doivent se prostituer, vivre dans des conditions inhumaines et n'ont pas la possibilité de sortir de leur situation», a ajouté Käthi Böhm, ex-présidente de la fédération suisse des femmes catholiques-chrétiennes.

Une journée spéciale

Selon les promotrices de la campagne, les enjeux financiers dans le domaine de la traite d'êtres humains sont encore plus grands que dans celui du trafic de drogue. «Des centaines de milliers de femmes et de mineures sont en outre enfermées et exploitées actuellement en Europe par des bandes organisées», ont-elles relevé.

Selon elles, les caisses de l'Etat profitent aussi, certes indirectement, de ce commerce. Pour y faire face, des femmes bénévoles mèneront en outre la lutte jusqu'au 25 novembre, date de la «Journée de lutte contre la violence à l'égard des femmes et des filles».

swissinfo et les agences

Campagne spécifique en vue de l'Euro

Une campagne spécifique sera lancée en vue de l'Euro 08.

La Structure des pouvoirs publics pour l'Euro 08 de football (SPP) a décidé de soutenir financièrement une campagne contre la traite des femmes et la prostitution forcée en vue du championnat.

Cette décision a été prise sur la base d'une analyse de la Coupe du monde 2006 en Allemagne.

Intitulée «Campagne Euro 08 contre la traite des femmes et la prostitution sous contrainte», cette opération vise à informer sur le thème de la prostitution forcée et de la traite des femmes. Les hommes en particulier sont visés. Il s'agit de les sensibiliser à cette cause ainsi qu'aux possibles abus.

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Interdites dans les salons érotiques

Le canton de Zurich a promulgué jeudi une interdiction qui concerne les travailleuses du sexe issues des nouveaux pays membres de l'UE. Celles-ci ne pourront désormais plus travailler dans les clubs érotiques du canton en indépendantes.

Les femmes concernées sont celles qui viennent des pays baltes, de Pologne, de Hongrie, de Tchéquie, de Slovénie et de Slovaquie. Elles n'oseront par conséquent plus travailler plus de 90 jours par année en Suisse.

La nouvelle directive émane du Service de l'économie et du travail zurichois, qui veut par ce biais protéger la pratique des prostituées suisses et de celles provenant des autres pays européens et de l'AELE.

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