Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Climat: «discussion ouverte» à Genève



Moritz Leuenberger (à gauche), avec Adrian Fernandez, président de l’Institut national d’écologie du Mexique.

Moritz Leuenberger (à gauche), avec Adrian Fernandez, président de l’Institut national d’écologie du Mexique.

(Keystone)

Moritz Leuenberger, ministre suisse de l’Environnement, se dit encouragé par les discussions sur le financement des mesures climatiques tenues jeudi et vendredi à Genève. Selon lui, un consensus se dégage sur la création d'un fonds et des progrès sont possibles à Cancun.

«Nous avons eu une discussion ouverte et positive avec de nouvelles propositions», a déclaré le ministre à l’heure du bilan de la réunion informelle organisée par la Suisse et le Mexique, avec la participation de 45 pays, dont une vingtaine au niveau ministériel.

«La réunion de Genève a permis de renforcer la confiance entre pays», a affirmé Moritz Leuenberger. Il a fait état d'un consensus sur la création d'un nouveau fonds sur le climat, auquel le secteur privé devra contribuer.

«Des progrès sont possibles à Cancun, parce que plus personne n'attend un accord contraignant tous azimuts comme avant Copenhague», a expliqué le ministre suisse. Il prévoit qu'au sommet de Cancun (Mexique), début décembre, les gouvernements seront en mesure de préciser leurs offres de réduction des émissions de gaz à effet de serre et leur contribution financière au futur fonds climatique.

«Les pays industrialisés ont la volonté de payer selon le principe du pollueur-payeur. Et la question de la contribution au fonds des pays émergents comme la Chine et le Brésil reste ouverte», a affirmé Moritz Leuenberger.

Le ministre démissionnaire n'a pas exclu de se rendre en décembre à Cancun pour représenter la Suisse, «en raison de la complexité des dossiers» et si son successeur le lui demande.

Volonté politique

Pour Patricia Espinosa, ministre mexicaine des Affaires étrangères, le financement est une question-clé. «Il existe une volonté politique de créer un fonds», a-t-elle affirmé, même s'il ne sera pas possible d'en finaliser tous les détails en décembre.

Un sentiment partagé par la secrétaire exécutive de la Convention de l'ONU sur le climat Christiana Figueres, qui a fait état d'une «meilleure atmosphère» dans les discussions. Elle avait estimé jeudi qu'un montant de cent milliards de dollars par an est un minimum. Elle a insisté sur la nécessité de renforcer la transparence dans les fonds versés par les donateurs.

La ministre mexicaine, qui présidera la conférence de Cancun, a fait remarquer que les conséquences dramatiques des inondations au Pakistan ont renforcé l'urgence de prendre des décisions pour lutter contre les changements climatiques.

«Je suis encouragée par le degré de convergence dans les discussions», a dit Patricia Espinosa, tout en relevant qu'il reste très peu de temps et seulement six jours de négociations préparatoires formelles début octobre en Chine avant le rendez-vous de Cancun.

Nouvelles idées

A Genève, les participants ont discuté d'une série de ressources additionnelles pour alimenter le fonds, dont de nouvelles idées comme une taxe sur le transport maritime. L'Equateur a proposé un dédommagement lorsqu'un pays renonce à forer de nouveaux puits de pétrole.

Mandaté par le secrétaire général de l'ONU, un groupe d'experts doit prochainement rendre publique une liste de moyens de financement. La taxe de deux dollars par tonne de CO2 émise, proposée par la Suisse, ne recueille à ce stade toujours pas de consensus.

L'envoyé spécial des Etats-Unis pour le climat Todd Stern a réaffirmé pour sa part devant la presse la promesse du président Barack Obama de couper de 17% les émissions américaines de gaz à effet de serre en 2020 par rapport au niveau de 2005.

Il est toutefois peu probable que le Congrès adopte une nouvelle législation avant le mois de décembre, a-t-il indiqué.

swissinfo.ch et les agences

Qui tiendra ses promesses de Copenhague ?

Un site internet va permettre de vérifier. Dévoilé à la conférence de Genève, faststartfinance.org , lancé à l’initiative des Pays-Bas, va faire le suivi des 30 milliards d'aide promis entre 2010 et 2012 par les pays industrialisés aux plus vulnérables au cours de la dernière grande conférence onusienne sur le climat, à Copenhague en décembre 2009.

Six pays sont pour l’heure répertoriés sur le site: Danemark, France, Allemagne, Pays-Bas, Norvège et Royaume-Uni. Pour chacun, on peut comparer les montants promis et les montants effectivement engagés à ce jour. Il s'agit d'un «premier pas» qui «apportera la confiance que les promesses sont tenues», a souligné la ministre de l'Environnement des Pays-Bas, Tineke Huizinga, ajoutant qu’il y aurait «beaucoup plus de pays avant Cancun» sur le site. La France s’y est inscrite vendredi et les Etats-Unis ont promis de transmettre les informations nécessaires pour y figurer.

«Une bonne initiative, mais…» Romain Benicchio, expert de l'ONG Oxfam, relève que peu de pays industrialisés ont encore fourni des informations. Et surtout, que le site ne donne aucun détail sur l'origine de cette aide. ONG et pays en développement bataillent en effet pour faire en sorte que les montants soient, comme promis, «additionnels et nouveaux» et non ponctionnés sur des fonds déjà engagés comme l'aide au développement. «S'il s'agit de recyclage d'aide ou de prêt, le compte n'y sera pas», estime Romain Benicchio.

Fin de l'infobox


Liens

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

×