Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Collin Powell n'ébranle pas les opposants à la guerre

L'appel à une intervention militaire contre l'Irak lancé par le secrétaire d'Etat américain à Davos, n'a pas convaincu les pacifistes, selon Pascal Couchepin.

Dans une interview à Swissinfo, le conseiller fédéral a toutefois jugé le discours positif.

«Colin Powell est un grand orateur», a constaté le président de la Confédération. Et de poursuivre: «mais il n'y a rien de nouveau dans ses propos, exception faite de son emphase à justifier la nécessité d'un action militaire contre l'Irak».

Et le conseiller fédéral d'ajouter qu'il doutait que les propos tenus par le secrétaire d'Etat américain, dimanche dans le cadre du Forum économique mondial, parviennent à convaincre ceux qui doutaient du bien-fondé de la politique américaine sur la question irakienne.

Pascal Couchepin a toutefois estimé que le discours de Colin Powell était une bonne confirmation de la position américaine.

Un appel à l'action militaire

Le discours de Colin Powell - prononcé devant quelque 2000 leaders politiques et de nombreux hommes d'affaires du monde entier - a fait figure de puissant appel pour une action militaire contre l'Irak.

Il a aussi fustigé ceux qui demandent que cette action soit assujettie à une nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le secrétaire d'Etat américain a précisé que les Etats-Unis se réservaient le droit d'attaquer seuls l'Irak si le Conseil de sécurité et d'autres gouvernements renonçaient à régler le problème du désarmement de Bagdad.

«Le multilatéralisme ne peut pas servir d'excuse à l'inaction», a notamment déclaré Powell.

Et d'ajouter: «Nous continuons à préserver notre droit souverain à lancer une action militaire contre l'Irak, seuls ou avec une coalition».

L'Irak au centre du WEF

Le discours du secrétaire d'Etat américain a été sans conteste le point fort du Forum économique mondial de Davos. Un sommet qui a d'ailleurs été dominé par la perspective d'une guerre en Irak.

Tant et si bien que cette année, de nombreux observateurs du WEF ont été surpris par le sentiment anti-Américain qui s'est dégagé de plusieurs des discussions menées dans la station grisonne.

Le sommet de Davos a également reflété le malaise des politiciens européens - et suisses - face à la politique américain sur la question de l'Irak.

Evoquant implicitement les réserves de pays comme la France et l'Allemagne, Colin Powel a d'ailleurs affirmé: «Les problèmes avec nos amis d'outre-Atlantique remontent à longtemps, plusieurs siècles si mon compte est bon. Et les différences sont inévitables.»

«Mais, a ajouté le secrétaire d'Etat américain, ces différences ne doivent pas être assimilées à de l'unilatéralisme ou à de l'arrogance de la part des Etats-Unis.»

Et Colin Powell de rappeler aux participants du WEF que les américains avaient sauvé l'Europe «de la tyrannie du fascisme». Et prouvé à maintes reprises qu'ils méritaient la confiance de leurs alliés.

En ce qui concerne l'Irak aussi, vous pouvez nous faire confiance, a déclaré en substance Colin Powell.

Force et diplomatie

Colin Powell a toutefois assuré que «les Etats-Unis n'étaient pas pressés de partir en guerre» et cherchaient toujours un «règlement pacifique de la crise». Mais il a ajouté que Washington ne «se déroberait pas devant une guerre si c'est le seul moyen de se débarrasser des armes de destruction massive irakiennes».

Pascal Couchepin a applaudi la volonté déclarée des Etats-Unis de mêler la force et la diplomatie pour régler la crise irakienne.

«Il est vrai que les Etats-Unis ont toujours utilisé ces deux armes» a-t-il déclaré. Et d'ajouter: «Colin Powell a très bien exprimé cette stratégie».

swissinfo, Jacob Greber à Davos
(traduction: Vanda Janka)

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

×