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Contre la hausse des dépenses culturelles publiques.

Economiesuisse demande un transfert du soutien à la culture vers le privé, à l’exception des tâches d’importance nationale.

La fédération des entreprises estime qu’une baisse des dépenses culturelles et sportives de 2% est possible d’ici à 2010.

Les 370 millions versés en 2001 par l’économie privée font pâle figure en regard des 2,32 milliards consacrés par toutes les collectivités publiques à la culture (données: Office fédéral de la statistique).

Contrairement aux Etats-Unis par exemple, l’Etat (communes, cantons, Confédération dans l’ordre d’importance des montants versés) reste donc le premier pourvoyeur de fonds pour les musées, théâtres, monuments, bibliothèques, médias et autres tâches culturelles.

Un état de fait que fustige economiesuisse. Dans un dossier publié le 19 janvier, la fédération des entreprises suisses s’en prend justement à l’augmentation des dépenses publiques consacrées à la culture et au sport.

Forte augmentation des dépenses

Ces dernières ont augmenté de 5,6% en 2000 et de 8,3% en 2001, pour un total de 4,2 milliards. Un accroissement dû à Expo.02 et à un plus fort engagement dans la promotion de la culture (+24,5% entre 1999 et 2001).

Or, selon economiesuisse, il est possible de réduire ces dépenses de 2% par année d’ici à 2010. L’association recommande de confier «en principe» le soutien à la culture et au sport à l’initiative privée.

Eviter les doublons

La Confédération ne devrait intervenir que si l’identité nationale est en jeu, tandis que communes et cantons devraient collaborer davantage pour éviter les doubles financements.

Infrastructures, installations et manifestations devraient, selon economiesuisse, être «conçues dans une optique multifonctionnelle et gérées selon les critères de l’écononomie privée», c’est-à-dire aussi «payées par les utilisateurs ou visiteurs directs.»

Interrogé sur les résultats de l’enquête de l’OFS, Pascal Gentinetta, auteur du dossier d’economiesuisse, réagit avec prudence.

«Les 370 millions me paraissent peu, dans l’ensemble. Mais il faudrait avoir toutes les données, également concernant les fondations et les versements privés, pour juger.»

Question d’image

Selon lui, «les entreprises jouent déjà un rôle important dans la vie collective et sont sûrement prêtes à reprendre des tâches supplémentaires, pour autant que leur engagement soit récompensé en termes d’image.»

«Il est en outre indéniable, ajoute-t-il, qu’en cas de difficultés économiques, les entreprises ont tendance à couper les versements de sponsoring.» Le transfert du public au privé n’est peut-être pas pour demain.

swissinfo, Ariane Gigon Bormann, Zurich

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