Déchets nucléaires: le site de Würenlingen enfin inauguré

Un village argovien de 4000 habitants devient le centre des déchets nucléaires suisses. Après environ trois ans de travaux, le dépôt d’entreposage de déchets radioactifs de Würenlingen doit être en effet officiellement inauguré jeudi.

Ce contenu a été publié le 26 avril 2000 - 18:54

Un village argovien de 4000 habitants devient le centre des déchets nucléaires suisses. Après environ trois ans de travaux, le dépôt d’entreposage de déchets radioactifs de Würenlingen doit être en effet officiellement inauguré jeudi.

Le dépôt de Würenlingen recevra ses premiers déchets au cours des toutes prochaines semaines. Il s’agit d’éléments provenant de la centrale atomique de Leibstadt et de l’ancien réacteur d’essai de Lucens.

Le dépôt pourra stocker les déchets passés et futurs des centrales nucléaires suisses, ainsi que les éléments radioactifs issus de la recherche, de la médecine et de l’industrie. Il est conçu pour abriter des éléments faiblement, moyennement et hautement radioactifs.

La construction est prévue pour résister à des catastrophes naturelles et à des accidents d’origine humaine comme, par exemple, une chute d’avion. Ce n’est d’ailleurs pas seulement une vision de l’esprit. En 1970, un avion de Swissair à destination de Tel-Aviv s’était écrasé non loin du site.

La construction a coûté jusqu’à présent 350 millions de francs et son coût total est estimé à un demi-milliard. Le site est géré par une société anonyme, la Zwilag, dépendant des sociétés suisses exploitant des centrales nucléaires. Ces dernières participent à son capital proportionnellement à leur puissance thermique.

Détail important: le stockage à Würenlingen n’est qu’une solution temporaire. A terme les déchets faiblement et moyennement radioactifs devraient être entreposés sur le site du Wellenberg, dans le demi-canton de Nidwald. Quant aux déchets hautement radioactifs, il est question de Benken, dans le canton de Zurich.

Mais, compte tenu notamment des études en cours et de l’opposition de la population de Nidwald, le provisoire risque de durer bien des années encore à Würenlingen.

Olivier Pauchard

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