Davantage d'argent pour la recherche et la formation

La formation est l'une des principales ressources de la Suisse, un pays pauvre en matières premières. Keystone

Le domaine formation, recherche et innovation (FRI) recevra davantage de fonds publics dès 2008. L'augmentation du budget sera de 6% et non pas seulement de 4,5%.

Ce contenu a été publié le 25 octobre 2006 - 19:59

Le gouvernement a revu le plan financier à la hausse mercredi, ainsi que l'avait souhaité le Parlement.

Sous la pression politique, le gouvernement a fini par lâcher un peu les cordons de la bourse pour la formation et la recherche. Il a décidé mercredi d'accorder une croissance annuelle des crédits de 6% pour la période 2008-2011, soit 620 millions de plus que ce qui avait été prévu.

Le gouvernement s'était longtemps retranché derrière des arguments budgétaires pour défendre une augmentation maximale de 4,5 % par an. Mais il a dû revoir à la hausse le plan financier face aux exigences des parlementaires. Lors de la session à Flims, la Chambre haute avait requis une croissance de 6%, tandis que la Chambre basse avait opté pour 8%.

Hormis l'Union démocratique du centre (UDC / droite dure), qui aimerait plutôt tailler dans le gras, tous les partis soutiennent une augmentation des crédits FRI oscillant entre 6 et 10 %. Le Parlement aura le dernier mot l'an prochain, lorsque le gouvernement lui aura transmis son message définitif.

Domaine prioritaire

A titre de comparaison, l'enveloppe pour les années 2004 à 2007 se monte à 17,346 milliards de francs. Elle est basée sur une croissance annuelle des crédits de 5%.

Pour l'heure, le gouvernement s'est contenté de justifier sa marche arrière par écrit. L'augmentation budgétaire annuelle de 6% doit «répondre aux besoins du domaine formation, recherche et innovation en tant que domaine politique prioritaire pour l'avenir de la Suisse».

La hausse lui permettra en outre de «faire l'économie» d'une révision des lois sur la formation professionnelle et les hautes écoles spécialisées (HES). Le gouvernement avait en effet initialement l'intention de corriger ces textes pour éviter que la part fédérale au financement de la formation professionnelle passe comme prévu de 16,5% à 25% en 2008.

Poursuite de la coopération avec l'UE

Désormais, il reconnaît le besoin d'accroître les engagements financiers de la Confédération envers les cantons, au vu notamment de la croissance continue des effectifs d'étudiants dans toutes les filières du degré tertiaire. Il admet aussi les «retards à combler dans l'encouragement de la recherche fondamentale, de la recherche appliquée et de l'innovation.

L'extension des moyens profitera aussi à la poursuite de la coopération scientifique avec l'Union européenne. Pour la participation de la Suisse au 7e programme-cadre de recherche de l'UE, le gouvernement a déjà demandé au Parlement de débloquer quelque 2,5 milliards de francs pour la période 2007 à 2013.

swissinfo et les agences

En bref

Le 21 mai 2006, le peuple et les cantons ont accepté la modification des articles constitutionnels sur la formation.

Le gouvernement, le Parlement et les cantons veulent continuer à développer le système suisse de formation: les cantons gardent le contrôle de l'éducation, mais doivent harmoniser les principales conditions cadre du système éducatif.

La Confédération et les cantons ainsi que les cantons entre eux doivent étroitement collaborer. Tous doivent créer un système éducatif commun, garantir une haute qualité et faciliter la mobilité de la population.

Les nouveaux articles constitutionnels définissent les éléments de base qui doivent être harmonisés dans toute la Suisse et établissent comment ce but peut être atteint.

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Faits

En 2003, la Suisse a dépensé 26 milliards de francs pour la formation (86% par les cantons et 14% par la Confédération qui finance les deux Ecoles polytechniques fédérales).
La plus grande partie de l'argent de la Confédération va aux universités.
La Confédération alloue par ailleurs 700 millions à la recherche.
Les dépenses pour la formation et le développement correspondent environ à 2,6% du produit intérieur brut (2001).
Deux tiers de cette somme proviennent de l'industrie privée.

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