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Des skinheads renvoyés devant la justice bernoise

La justice cantonale bernoise devra se prononcer sur le cas de deux dirigeants skinheads. Ces Suisses sont soupçonnés d´avoir voulu utiliser des bombes qu´ils avaient construites à des fins délictueuses.

Ce contenu a été publié le 22 août 2000 - 13:56

Début mai, vingt engins explosifs artisanaux ont été séquestrés à Berne, dans le cadre d'une enquête menée contre deux dirigeants Suisses d'une organisation skinhead d'extrême droite bernoise. Ces bombes artisanales ont été jugées très dangereuses par des spécialistes, a indiqué mardi le Ministère public de la Confédération (MPC).

Les deux hommes font partie du groupe d'extrême droite «Nationale Offensive». L'un d'entre eux a même vendu de telles bombes - qualifiées de «très dangereuses» également par les spécialistes de la police municipale de Zurich, alors qu'il connaissait très bien les dangers de ces engins pour les êtres humains.

Dans l'appartement des prévenus, le Ministère a également saisi des matraques, des couteaux, des sprays de gaz, des fusils, des pistolets, des coups-de-poing, de la munition, ainsi qu'un appareil d'électrochocs et du matériel de propagande raciste.

Deux autres bombes ont été utilisées lors d'essais de mise à feu dans une carrière. Mais aucun élément concret ne permet à ce jour d'affirmer que de tels engins auraient été utilisés pour commettre des attentats, précise le MPC.

L'un des prévenus est en outre soupçonné d'avoir tiré un coup de feu en direction d'un bâtiment occupé par des alternatifs en août 1999, dans le quartier du Marzili à Berne. Il est également lié à la pose d'autocollants racistes à Hindelbank (BE) en juillet 1999.

Le Ministère public de la Confédération a clôturé lundi l'enquête de police judiciaire. Il a délégué l'affaire pénale aux autorités compétentes du canton de Berne, aux fins d'instruction complémentaire et de jugement.

swissinfo avec les agences

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