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Dialogue de sourds entre Swissair et Sabena

Les négociations Swissair-Sabena tournent au vinaigre.

(Keystone)

Les négociations sur la survie de Sabena semblent s'enliser. Le groupe Swissair a fait une offre visant à lui éviter de prendre une participation majoritaire. De son côté, le gouvernement belge laisse filtrer sa réaction courroucée.

L'acquisition de la majorité du capital de Sabena n'est «plus un objectif réaliste», selon Mario Corti, patron de Swissair. Encore faudrait-il parvenir à un accord pour annuler l'engagement pris par le groupe suisse en avril 2000.

Une chose est sûre: la Belgique compte monnayer sa compréhension contre une participation importante à la recapitalisation de Sabena.

Un porte-parole de Swissair a parlé mercredi d'une «proposition confidentielle» faite à l'Etat belge. Une proposition «formelle». Clairement, il s'agit d'un marché entre une injection financière et l'abandon de la montée à 85% du capital. Et la confidentialité porte, évidemment, sur le montant de l'injection en question.

Du côté belge, étrangement, le porte-parole du ministre en charge du dossier affirme que son gouvernement n'a «pas reçu d'offre officielle». Il parle de «négociations entre juristes».

Mais, dans le même temps, une source belge digne de foi fait savoir à swissinfo que «l'offre de Swissair ne correspond pas du tout aux attentes». L'effort helvétique «doit être différent».

Toujours de même source, l'Etat belge «étudie la possibilité d'attaquer le groupe Swissair en Justice», pour non-respect du fameux accord qui prévoit une prise de participation majoritaire. Une menace accréditée par les récentes déclarations du premier ministre belge.

Vendredi dernier, Guy Verhofstadt affirmait que «si Swissair refuse de respecter le contrat signé, le gouvernement introduira une demande de dommages et intérêts devant les tribunaux».

A Zurich, le groupe Swissair refuse de commenter ces propos, au motif que «l'on est dans une logique de négociations».

Thierry Zweifel, Bruxelles

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