Dominique Wavre au bout de son rêve

Une photo-souvenir pour Dominique Wavre: celle de son Noël à bord du bateau Union Bancaire Privée. Keystone

Pour le Français Michel Desjoyaux - brillant vainqueur du Vendée Globe - et la surprenante Britannique Ellen Mac Arthur, la course a déjà pris fin. Le Suisse Dominique Wavre a, quant à lui, les Sables-d'Olonnes en point de mire. Un brin de nostalgie dans la voix.

Ce contenu a été publié le 12 février 2001 - 18:57

Les premiers sont déjà arrivés à bon port. Dans la lutte pour la cinquième place, le Suisse Dominique Wavre se «bat» encore avec les éléments à la barre de son esquif de 18 mètres de long.

Les Sables-d'Olonnes lui tendent les bras. Mais a-t-il vraiment envie de mettre un terme à son rêve?

«Pour l'instant je suis en course. J'essaie de ne pas trop me préoccuper de mes états d'âme. Je sais que mes émotions me submergeront au moment où je mettrai pied à terre», confie, mi-serein, le Genevois.

A 45 ans, Dominique Wavre aura franchi le mythique cap Horn pour la cinquième fois de sa vie de marin lors de cette épreuve. La première en solitaire. A la mi-janvier, il n'avait alors pas dérogé à la tradition de l'offrande à Neptune: ce sera une demi-tasse de café bien noir.

«C'était difficile, j'ai vraiment dû me battre pour passer le cap mais je ne dirais pas que ça a été le plus fort moment de la course. Pour l'instant, sans le recul, je retiens surtout mon record établi à 442 miles», admet aujourd'hui Dominique Wavre.

Un symbole pour ce gamin de Genève qui a passé avec bonheur des eaux douces du Léman aux flots salés des océans du globe.

Mathias Froidevaux

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