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Combat de coqs pour le contrôle d'Unaxis

Le siège d'Unaxis à Pfäffikon, Schwytz.

(UNAXIS)

La société d’investissements autrichienne Victory, principal actionnaire du groupe technologique suisse Unaxis, poursuit sa lutte pour en prendre le contrôle.

Victory a demandé l’annulation de l’assemblée annuelle de mardi et la convocation d’une nouvelle assemblée.

Ainsi donc, une réunion extraordinaire des actionnaires sera donc la prochaine étape de la bataille entre Victory et la famille fondatrice Anda-Bührle, qui détient 20% d’Unaxis.

La société autrichienne de participations, emmenée par les deux industriels et financiers Mirko Kovats et Ronny Pecik, a demandé la tenue d'une nouvelle assemblée générale extraordinaire dans les meilleurs délais.

Victory compte y invalider les décisions prises mardi à Lucerne, à l'occasion de l'assemblée ordinaire d’Unaxis, producteur suisse de produits high tech (aspiration, optique, etc.).

Autrichiens tenaces

«Je reviendrai», a lancé Ronny Pecik mardi devant les quelque 775 actionnaires réunis à Lucerne et représentant 52 % des voix.

Victory, qui dispose désormais une participation de 34,04 % dans l'ex-Bührle-Oerlikon, n'a en effet pu faire valoir que 16,4 % de ses voix, en l'occurrence celles dont le raider autrichien disposait à l'échéance de l'annonce pour l'assemblée générale.

Du même coup, Victory a aussi échappé à une modification statutaire à laquelle la société s'opposait, mais acceptée mardi par les actionnaires et qui oblige (comme le veut d'ailleurs l'usage général) un actionnaire à faire une offre publique de rachat des titres restants s'il détient une majorité d'un tiers.

En plus des quelque 720 millions de francs déjà investis, cette nouvelle disposition aurait coûté environ 1,5 milliard supplémentaire à la société autrichienne. Mais comme Victory avait augmenté sa participation avant l'assemblée générale, elle n'a pas à s'y plier car il n'y a pas d'effet rétroactif.

Selon Mirko Kovats, Victory veut offrir à Unaxis un nouvel avenir. Il estime que tant la direction que le conseil d'administration ont failli à leur tâche, et demande la démission de l'ensemble du conseil d'administration dont le président, Willy Kissling, ne se représentait d'ailleurs pas.

La résistance a payé

La famille fondatrice Anda-Bührle, par le biais de sa fondation Ihag, a pour sa part soutenu mardi le conseil d'administration. Ihag détient 21 % du capital d'Unaxis, et a jusqu'ici refusé les appels du pied de Victory.

Et les actionnaires ont systématiquement voté les propositions du conseil d'administration, avec des majorités de deux tiers environ. Le patron de Saurer (machines textiles), Heinrich Fischer, s'est ainsi fait élire avec plus de 60 % des voix au conseil d'administration, sur proposition de ce dernier.

En revanche, le manager de DaimlerChrysler Andreas Fischer, autre candidat «officiel», s'est retiré suite aux événements provoqués par l'entrée en scène de Victory.

Les quatre candidats proposés par la société viennoise ont d'ailleurs tous été recalés, à commencer par Mirko Kovats. Auparavant, ils avaient tenté en vain de convaincre l'assemblée générale de désavouer les dirigeants actuels d'Unaxis.

Markus Rauh président

Les actionnaires ont aussi accepté une réduction du capital-actions, de même que les comptes annuels et l'utilisation du bénéfice au bilan. Ils ont également voté un dividende de 14 francs par action et une augmentation de capital conditionnelle, pour un programme de participation des collaborateurs.

Enfin, les actionnaires ont aussi avalisé la décharge aux administrateurs, scellant l'échec - momentané du moins - de Victory. Le nouveau conseil d'administration sera présidé par Markus Rauh, auparavant déjà vice-président.

Bourse impassible

A la Bourse suisse, les échanges de propos parfois vifs de l'assemblée générale ont laissé le titre Unaxis de marbre, ou presque. Peu avant la clôture, il s'affichait à 174 francs, soit à peine 0,1 % de plus que la veille au soir.

Il est vrai qu'en six mois, sur fond de rumeurs puis de manoeuvres de prise de contrôle, il a pris 75 %.

swissinfo et les agences

Faits

2000: Oerlikon-Bührle est rebaptisé Unaxis. L'ex-fabricant d'armes s'était reconverti dans la haute technologique dans les années 90.
Novembre 2004: le groupe se concentre sur le film fin et la pompe à vide, supprimant 500 emplois dans le domaine semi-conducteurs.
Février 2005: l'autrichien Victory achète 12% d'Unaxis. La famille Bührle (21,5%) et la Banque cantonale zurichoise (11,26%) étaient jusqu'ici les seuls gros actionnaires.
Mars 2005: Unaxis annonce 378 millions de pertes pour 2004.
Avril 2005: Victory augmente ses parts à 34,04%.

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En bref

- La bataille pour le contrôle d’Unaxis, anciennement Oerlikon-Bürhle, devrait continuer après que le groupe autrichien d’investissements, Victory, ait demandé l’annulation de l’assemblée générale de mardi à Lucerne.

- Victory détient 34% du capital d’Unaxis, fabricant de produits high tech (aspiration, optique, etc.), et veut obtenir 51% afin de contrôler le groupe technologique.

- Un porte-parole d’Unaxis a indiqué qu’une assemblée extraordinaire des actionnaires se tiendra dans les dix prochaines semaines.

- Le groupe technologique Unaxis a enregistré des pertes de 378 millions de francs en 2004.

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