Criminalité économique: la crise accroît les risques

En Suisse, 29% des entreprises estiment qu'elles sont exposées à un risque accru de malversations en raison de la crise. C'est ce que montre une enquête de la société de consultants PricewatherhouseCoopers (PwC).

Ce contenu a été publié le 19 novembre 2009 - 13:27

Rendue publique jeudi, l'étude de PwC 2009 sur la criminalité économique révèle que 17% des entreprises interrogées ont, selon leurs propres déclarations, enregistré des cas de fraude au cours des douze derniers mois. Ceci pour des montants s'élevant en moyenne à 1,5 million de francs.

Septante pour cent des fraudeurs sont des cadres ou des membres de la direction. En 2007, avant la crise, la proportion de fraudeurs issus des hautes sphères des entreprises était de 50%. Les raisons principales évoquées par les fautifs démasqués sont l'augmentation de la pression et le souhait de maintenir leur niveau de vie, indique PwC.

C'est le secteur financier qui enregistre le plus grand nombre d'incidents, à savoir 41% des cas de fraude. La complexité des transactions dans ce domaine offre un environnement idéal, selon l'étude. La majorité des fraudes sont des abus de biens (64%). Suivent la falsification des comptes (27%) et les contrefaçons (27%).

PwC précise toutefois que les cas déclarés par les entreprises qui ont répondu au sondage ne représentent probablement que «la pointe de l'iceberg». Menée au niveau mondial pour la 5e fois, cette enquête analyse les réponses de quelque 3000 entreprises sises dans 55 pays. En Suisse, 129 sociétés ont répondu à l'enquête, soit le 41% de celles qui sont cotées à la Bourse suisse.

swissinfo.ch et les agences

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