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Le Credit Suisse va encore supprimer 500 emplois

Walter Kielholz était vendredi au Forum de Davos.

(Keystone)

En raison de la situation des marchés, la deuxième banque helvétique va supprimer 500 emplois de plus dans son secteur banque d'investissement.

S'exprimant dimanche à la Radio alémanique DRS, son président Walter Kielholz a jugé que les banques avaient en général sous-estimé les risques liés à la crise du crédit hypothécaire aux Etats-Unis

Après sept années de haute conjoncture, on a continué pendant trop longtemps à se contenter de primes de risque peu élevées sur le marché hypothécaire américain, juge Walter Kielholz.

Toutefois, le président du Credit Suisse estime que sa banque a mieux géré la crise des crédits que la concurrence. Les signaux émis par une succursale aux Etats-Unis lui ont permis de réduire, dès le deuxième semestre 2006, ses engagements, d'ailleurs peu importants, sur le marché américain des hypothèques à risques.

Aux Etats-Unis, le Credit Suisse reste fortement engagé dans le domaine du financement des biens immobiliers commerciaux et des entreprises. «Nous ne tâtonnons pas dans ce domaine, qui est transparent et où les actifs peuvent être évalués individuellement», précise Walter Kielholz.

Question de taille

Le président du Credit Suisse est d'avis que la crise sur les marchés financiers aura des conséquences pour les acteurs de la branche. Il se demande d'ailleurs si certains d'entre eux, comme la Citibank, ne sont pas trop grands. En comparaison, le Credit Suisse fait figure d'entreprise de taille moyenne.

Samedi, un porte-parole du groupe a confirmé que celui-ci allait supprimer 500 autres emplois dans la banque d'investissement. Il n'a toutefois pas voulu préciser la répartition géographique de ces mesures. Tout au plus a-t-il indiqué que le chiffre inclut les 150 suppressions annoncées lundi dernier à Londres.

En tenant compte des 330 postes de travail supprimés l'automne dernier déjà, la crise hypothécaire américaine coûte donc tout de même 830 emplois au Credit Suisse. De son côté, l'UBS, numéro un bancaire helvétique, a supprimé 1500 emplois l'automne dernier.

Pas vraiment une surprise

A noter que la banque avait en partie annoncé la couleur jeudi déjà. La tempête qui agite les marchés financiers «nécessitera de procéder à certaines adaptations», avait alors dit Walter Kielholz dans une interview au quotidien allemand «Süddeutsche Zeitung».

Toutefois, le Credit Suisse prévoit parallèlement de recruter plusieurs centaines de personnes cette année dans des activités dont le chiffre d'affaires devrait progresser, comme le trading algorithmique, les marchés émergents, les matières premières ou les dérivés.

swissinfo et les agences

Credit suisse

Le Crédit Suisse, devenu aujourd'hui Credit Suisse Group, est la deuxième banque helvétique, derrière l'Union de Banque Suisse (UBS).

Ensemble, les deux leaders réalisent une bonne moitié du bilan total de toutes les banques suisses et contribuent pour près de 10% au Produit intérieur brut du pays.

Aujourd'hui, le groupe emploie quelque 47'000 personnes, actives dans plus de 50 pays.

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