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Elections fédérales: la campagne se personnalise

Le grand jour est pour le 23 octobre.

(Keystone)

L’avant-dernier baromètre avant le jour fatidique montre que les fronts restent stables. Mais l’annonce du retrait de Micheline Calmy-Rey du gouvernement devrait faire glisser une campagne jusqu’ici thématique sur un niveau plus personnel, ce qui devrait profiter aux socialistes.

Le baromètre réalisé par l’Institut gfs.bern pour le compte du diffuseur national SRG-SSR a été réalisé entre le 23 août et le 3 septembre. Au niveau des résultats, il ne diffère pas sensiblement des résultats enregistrés lors du précédent sondage, début juillet.

Remontée des socialistes

Il en ressort que l’Union démocratique du centre (droite conservatrice, UDC) continue d’occuper la tête de la course: 28% des personnes interrogées ont l’intention de voter pour le grand parti de la droite conservatrice contre 27,8% en juillet.

Les socialistes enregistrent pour leur part une remontée, avec 20,5% de sondés prêts à voter pour eux, contre seulement 18,9% en juillet. L’Institut gfs.bern remarque qu’ils ont probablement profité de l’actualité des dernières semaines, dominée par le franc fort. Celle-ci a soulevé des questions liées à la protection des places de travail et au pouvoir d’achat des consommateurs, deux thèmes traditionnellement favorables aux thèses socialistes.

Les deux partis du centre droit restent de leur côté assez stables. Le Parti démocrate-chrétien est crédité de 14,5% des intentions de vote (13,4% en juillet) et le Parti libéral-radical de 15,6% (15% en juillet).

Les deux partis écologistes subissent quant à eux une très légère érosion. Le Parti écologiste suisse est plébiscité par 9,5% des sondés (10% en juillet) et les Verts libéraux par 4,5% (5,2% en juillet). Peut-être cette légère baisse est-elle due au fait que l’immense émotion issue de la catastrophe nucléaire de Fukushima est désormais un peu retombée.

Enfin, le Parti bourgeois démocratique (PBD) conserve pratiquement le même score avec 3,1% des intentions de vote (3% en juillet).

Tournant dans la campagne

Jusqu’à présent, la campagne en vue des élections fédérales d’octobre avait été dominée par de grandes thématiques: le nucléaire et ses risques, le franc fort et ses conséquences, la crise économique mondiale et ses menaces pour l’emploi, les étrangers.

Mais l’annonce, le 7 septembre, du retrait de la ministre socialiste Micheline Calmy-Rey du gouvernement change la donne. Désormais, la question principale est de savoir qui le Parlement élira en décembre pour remplacer la ministre des Affaires étrangères. Le débat concerne également l’UDC, qui entend monnayer son soutien aux socialistes par un appui pour reprendre le siège de la ministre des Finances PBD Eveline Widmer-Schlumpf.

«Il est très probable qu’un conflit se développe entre ces deux partis situés aux deux extrémités de l’échiquier politique, note le directeur de l’Institut gfs, Claude Longchamp. Et les autres partis seront inévitablement pris dans cette bataille.»

Avantage aux socialistes

«Les discussions vont se centrer sur les personnalités, reléguant au second plan les thèmes qui ont jusqu’à présent focalisé l’attention», relève Claude Longchamp. Or pour le politologue, cette situation devrait avant tout avantager les socialistes au cours des prochaines semaines.

Grâce au débat sur la succession de Micheline Calmy-Rey, ceux-ci pourront en effet profiter de l’attention des médias. Cela leur permettra de mieux exposer leurs idées et de davantage mobiliser leurs troupes.

Mais l’UDC pourrait aussi, dans une certaine mesure, profiter de la situation en raison du débat sur la réélection d’Eveline Widmer-Schlumpf. Par ailleurs, les étrangers, véritable cheval de bataille de la droite conservatrice, reste un thème-clef de la campagne.

Reste à voir maintenant si ce débat sur la composition du gouvernement aura bel et bien un effet sur le résultat des élections. Verdict le 23 octobre.

Le sondage

Ce baromètre électoral est le 6e d’une série de 7.

Il a été réalisé entre le 23 août et le 3 septembre, soit avant l’annonce du retrait de la ministre socialiste Micheline Calmy-Rey.

2009 citoyens ont été interrogés par téléphone dans l’ensemble du pays. En revanche, les citoyens suisses résidant à l’étranger ne sont pas pris en compte pour des questions liées à la protection des données.

La marge d’erreur et de plus ou moins 2,2%.

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