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En attendant la neige

La chaleur excessive des dernières semaines a empêché l'usage des canons à neige.

(Keystone)

A dix jours de l´arrivée des vacanciers dans les Alpes, la neige se fait attendre, et les températures sont plutôt clémentes. Ce phénomène n'est pas nouveau, et les responsables du tourisme sont confiants: le froid et l'or blanc arrivent.

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Les cinq dernières années étaient caractérisées par un manteau neigeux abondant avant les fêtes de fin d'année. Pour l'instant, seules les stations de haute altitude permettent de skier et la neige ne descend pas en dessous de 1700 mètres. Quant à la chaleur excessive de ces dernières semaines, elle a empêché tout enneigement artificiel.

La situation n'inquiète pas outre mesure les responsables du tourisme des cantons alpins. Les réservations vont bon train, et des alternatives peuvent être proposées aux touristes en cas de mauvais temps ou de manque chronique de neige.

«Nous sommes toujours un peu inquiets lorsque la neige ne vient pas, explique Charles-André Ramseïer, directeur de l'Office du Tourisme Vaudois (OTV). Mais la situation est loin d'être catastrophique et aucune annulation de réservation n'a été enregistrée jusqu'à ce jour.»

Le canton, il est vrai, compte des stations élevées comme le glacier des Diablerets, ce qui rassure. «Dans les autres stations, les directeurs des offices du tourisme ne s'alarment pas encore», précise Charles-André Ramseïer.

Le discours est le même du côté des offices du tourisme des cantons de Berne et du Valais. «Les réservations sont excellentes (près de 90 pour cent du taux d'occupation), la neige est présente en altitude, et elle arrivera très bientôt plus bas», affirme Urs Zenhaüsern, directeur de Valais Tourisme (VT).

Les mêmes mots se retrouvent dans la bouche de Hannes Imboden, directeur du «Berner Oberland Tourismus». Ce dernier rajoute que le problème surgirait après le mois de décembre si la neige se faisait toujours rare.

Face à cet «optimisme touristique», il ne faut pas oublier que l'on doit prendre en charge les touristes si les pistes de ski se retrouvent fleuries.

«Nous n'en sommes pas encore là, explique Charles-André Ramseïer de l'OTV. Mais tous les directeurs des offices touristiques des stations vaudoises se réuniront la semaine prochaine pour penser d'éventuelles stratégies.»

«Rien ne remplace la neige pour un skieur», renchérit le directeur de l'OTV. Et d'ajouter, «mais il faut constater que des efforts énormes ont été consentis ces dernières années, en cas de besoin.» Ainsi, l'accent est souvent mis sur l'accueil, les distractions, les organisations d'événements ou encore des visites de sites hors des stations d'hiver.

Ainsi, en Valais, les manifestations «hors-ski», et les animations familiales se font de plus en plus présentes dans les programmes d'hiver.

Tout le monde attend la neige, en étant sûr qu'elle viendra cette semaine. D'ailleurs, les météorologues le confirment.

Il faut dire que le manque de neige n'est pas un phénomène récent. Une étudiante de l'Université de Lausanne l'a mis en évidence dans un travail de recherche qui s'est appuyé sur les premières archives météorologiques suisses. Ainsi entre les deux guerres, il n'était pas rare de voir des montagnes sans neige au début de l'hiver.

Certains expliqueront cette raréfaction par la pollution ou l'effet de serre. Mais des preuves scientifiques doivent encore être apportées sur les conséquences dues au réchauffement de la planète.

Cette carence de neige, que l'on espère provisoire, est bien entendu gênante pour les skieurs de Noël.

Mais, visiblement, les palmiers dans les alpes au mois de décembre, ce n'est pas encore pour demain.

Jean-Louis Thomas

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