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Entraide judiciaire à l'Espagne contre Silvio Berlusconi

Silvio Berlusconi rejette en bloc les accusations de la justice espagnole.

(Keystone)

Le juge espagnol Baltasar Garzon pourra faire progresser son enquête contre Silvio Berlusconi, notamment soupçonné de prise de participation illégale dans la chaîne privée Telecinco. Le Tribunal fédéral (TF) a donné son feu vert à la transmission de documents en Espagne.

La prise de participation majoritaire dans la chaîne privée Telecinco contreviendrait à la loi espagnole. Le juge soupçonne aussi Silvio Berlusconi et d'autres personnes de son entourage de fraude fiscale.

Le nouveau Premier ministre italien est également accusé de faux dans les titres, précise Folco Galli, porte-parole de l'Office fédéral de la justice. Il ajoute que les juges espagnols enquêtent également pour corruption de fonctionnaires.

Les avocats helvétiques du Premier ministre italien, Dominique Poncet et Carlo Lombardini, précisent d'emblée que seul le dispositif de la décision est tombé. Ils avaient notamment invoqué le principe de double incrimination selon lequel l'entraide ne peut être accordée que pour des faits punissables en Suisse.

En l'espèce, tiennent à rappeler Maîtres Poncet et Lombardini, le feu vert donné par le TF autorise la transmission de documents qui se trouvent à Milan depuis plusieurs années. Ils avaient été transmis par la justice suisse aux juges italiens dans le cadre d'une autre enquête.

«Par conséquent, il y a longtemps que les Italiens ont eu l'occasion de disséquer tous ces documents», observent les avocats, avant de relativiser la menace qu'ils pourraient constituer pour l'actuel Premier ministre de la péninsule.

Les documents demandés par le juge Garzon concernent des comptes ouverts en Suisse au nom des sociétés All Iberian et Catwell, toutes deux sises à Jersey. Imbriquées dans l'empire Berlusconi, elles s'étaient opposées au feu vert de l'Office fédéral de la justice.

Dans le cadre de l'affaire, le journal espagnol «El Mundo» affirmait récemment détenir des preuves contre Silvio Berlusconi. Il prétendait notamment que le magnat de la presse aurait détourné «des milliards» de Telecinco vers des sociétés contrôlées par son holding Fininvest.

Pendant la dernière campagne électorale italienne, les médias n'avaient pas manqué d'évoquer différentes affaires nées dans le sillage de la Fininvest. Ils s'étaient notamment focalisés sur des rumeurs de pots-de-vin et avaient rappelé la procédure ouverte par le juge Garzon.

swissinfo avec les agences

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