EOS veut toute la lumière sur la tragédie de Cleuson-Dixence

L'explosion du puits blindé de Cleuson-Dixence n'aura pas de conséquences économiques graves pour Energie Ouest Suisse (EOS). En revanche, la société veut faire toute la lumière sur cet accident qui a fait trois morts en Valais le 12 décembre dernier.

Ce contenu a été publié le 28 mars 2001 - 17:42

«Une enquête pénale est en cours, mais elle s'avère très délicate puisqu'il y a eu mort d'hommes», explique Jean-Pierre Blondon. Le directeur général d'EOS a clairement posé les données de ce problème, en marge de la présentation des chiffres de la société, mercredi à Lausanne.

L'accident en lui-même est rarissime et nécessite une enquête approfondie. Mais si le directeur d'EOS annonce sa volonté de transparence, il est néanmoins tenu à un devoir de réserve. Car l'instruction est toujours en cours.

Dans la réalité, les causes de l'accident ne sont pas encore connues. «Nous avons procédé à la découpe des lèvres métalliques de la déchirure, ajoute Jean-Pierre Blondon. Ainsi nous pourrons identifier la cause vraisemblable de l'accident».

Ces opérations sont très difficiles, la conduite affichant une déclinaison de 70 degrés, soit presque à la verticale.

L'analyse du métal se fera à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, afin de pouvoir émettre un jugement objectif sur la cause de la rupture.

Hors le drame humain, la rupture de la conduite ne sera pas une catastrophe financière en terme de production. «La perte devrait se situer autour de dix millions par année. Au regard des 800 millions de chiffre d'affaires, on ne peut parler de catastrophe financière», explique Jean-Pierre Blondon.

En attendant, «EOS collabore sur place avec les autorités, afin d'aider les victimes à préparer leurs demandes de dédommagement».

Jean-Louis Thomas

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