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Exercice grandeur nature pour les «leaders» de demain

Le symposium permet notamment de créer un dialogue entre générations.

(Keystone)

Chefs d'entreprises venus du monde entier, responsables politiques, universitaires... Ils sont près d'un millier à s'être donné rendez-vous à l'université de Saint-Gall. Un symposium annuel qui a la particularité d'être entièrement organisé par des étudiants.

C'est la conseillère fédérale Ruth Metzler qui a ouvert le 31e symposium de Saint Gall consacré à «un nouvel équilibre du pouvoir», référence à l'impact de la globalisation et des nouvelles technologies. Pour en débattre, trois jours durant, des politiques, des professeurs, mais surtout des hauts responsables du monde économique tels que Stelios Haji-Ioannou, le patron d'Easyjet, ou encore André Kudeslski.

Réunir une brochette de personnalités pour faire le point sur l'état du monde. La recette n'est pas nouvelle. Mais, à l'Université de Saint Gall - réputée pour sa formation dans les matières économiques et son orientation très libérale -, ce sont les étudiants qui sont au pouvoir. Et ce sont eux qui ont organisé le symposium. D'où leur slogan: «c'est là que les leaders de demain rencontrent les leaders d'aujourd'hui».

«Tout commence en octobre, raconte Marco Meier, étudiant en deuxième année, membre du comité d'organisation. Les gens ne viennent pas tout seuls. Il faut aller les chercher, les convaincre qu'il vaut vraiment la peine de se déplacer au symposium.» Chacun a ainsi son «marché» à prospecter. On se répartit aussi les responsabilités quant au déroulement du symposium (accueil, transports, soirées spéciales, etc.).

Un travail intense, sept jours sur sept, douze heures par jour, voire plus. Pire qu'un CEO. Et les études dans tout ça? «On ne suit plus les cours, on n'a pas le temps, explique Marco Meier. Ca veut dire, en fait, qu'il va falloir beaucoup travailler durant l'été pour rattraper le programme de toute l'année. On sait bien que les examens ne seront pas plus facile pour nous.»

Ce n'est pas la motivation qui manque, chez ces étudiants. Grâce ce projet, ils ont l'occasion de réaliser quelque chose de concret. «Cette expérience nous apprend comment travailler, comment s'organiser, remarque Marco Meier. Et, pour nous, c'est vraiment un plus.»

«Pour moi, c'est aussi le travail en équipe, qui est essentiel, ajoute Perrine Roth, elle-aussi membre du comité d'organisation. S'aider, apprendre des autres et leur montrer ce que l'on sait faire, c'est très important.»

Et l'équipe s'agrandit pour les trois jours que dure la manifestation, puisque plus de 150 étudiants sont venus prêter main forte aux organisateurs. Sans compter ceux qui mettent un lit à disposition des quelque 250 invités venus du monde entier, pour la durée du symposium.

Ces hôtes sont des, étudiants lauréats d'un grand concours organisé chaque année pour l'occasion. «Ils représentent d'autres cultures, d'autres idées», commente Perrine Roth. Pour elle, justement, le but du symposium, est «de créer un dialogue entre générations, entre nations, entre différentes manières de penser la politique, l'économie et l'université.»

Vendredi, les quatre meilleures dissertations du concours ont été primées. Une étudiante à Saint Gall de nationalité atrichienne, un Canadien, un Allemand et un Malaysien ont reçu les «Wings of Excellence Awards».

Samedi, c'est au tour de la Fondation Max Schmidheiny d'attribuer son «Prix de la Liberté», qui récompense chaque année une personnalité publique ou une institution.

Pierre Gobet, Saint Gall


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