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Fin de la visite de Joseph Deiss aux Pays-Bas

Le président Joseph Deiss (à droite) en conversation avec le Premier ministre Jan Peter Balkenende.

(swissinfo.ch)

Le président de la Confédération Joseph Deiss a rencontré mardi le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende au second jour de sa visite d'Etat aux Pays-Bas. L'Europe a figuré au centre des discussions.

La Haye, qui assumera la présidence de l'Union européenne (UE) dès juillet, souhaite une adhésion de la Suisse.

«Selon une étude, les Suisses sont un peuple heureux. L'Europe serait encore plus heureuse avec les Suisses», a déclaré Jan Peter Balkenende à l'issue de ses discussions avec le président de la Confédération.

Sans rebondir directement sur cet appel, Joseph Deiss a remercié les Pays-Bas pour leur soutien lors des négociations bilatérales bis avec l'Union européenne (UE).

Soutien à 100%

Devant la presse, le président de la Confédération a évoqué avec discrétion les réserves de La Haye durant la phase finale des pourparlers, notamment en ce qui concerne l’accord de Schengen et le secret bancaire.

Mais les propos tenus par Jan Peter Balkenende ont fini de rassurer la délégation helvétique, le Premier ministre néerlandais affirmant qu'il soutenait sans réserves le 2e paquet des bilatérales conclu la semaine passée à Bruxelles.

Outre le dossier européen, les deux responsables ont indiqué avoir évoqué la situation économique des deux pays. Les Pays-Bas sont en effet un partenaire commercial important pour la Suisse.

Les exportations vers la Hollande se sont montées à 4,4 milliards de francs en 2003, alors que les importations ont atteint 6,5 milliards.

Visite de la CIJ



Joseph Deiss a profité de cette visite d'Etat pour se rendre mardi après-midi au siège de la Cour internationale de justice (CIJ). Cette instance onusienne traite des différends entre Etats. Le président de la Confédération a été reçu par le collège des juges quasi in corpore.

Dans son allocution, le président de la haute cour, le Chinois Shi Jiuyong, a mis en exergue le rôle de la Suisse dans le développement du droit international humanitaire.

Depuis sa création en 1946, la CIJ a rendu une centaine d'arrêts ou d'avis consultatifs dont la mise en oeuvre dépend du bon vouloir des Etats.

Grande pompe



La visite d'Etat de Joseph Deiss et de son épouse a été marquée par la pompe royale, spécialement lors de la première journée.

Les choses ont commencé dans les airs. C'est escorté par deux jets de l'armée néerlandaise que l'avion du gouvernement suisse s'était posé sur le tarmac de la base aérienne de la marine de Vanderburg.

A peine le président de la Confédération avait-il foulé le sol néerlandais qu'il défilait aux côtés de la reine Beatrix devant la garde militaire, le tout accompagné par une salve de 21 coups de canon.

Puis, toujours selon un protocole bien établi, la souveraine des Pays-Bas et le prince Willem-Alexander ont pris la tête du convoi officiel vers le cœur d'Amsterdam, jusqu'au Palais royal, où ont eu lieu les premiers entretiens avec Joseph Deiss et sa délégation.

La journée s'était terminée par un banquet officiel offert par la souveraine batave. Cette dernière était venue en Suisse en 1993 à l'occasion d'une visite d'Etat.

swissinfo et les agences

En bref

- En Suisse, on ne parle de visite d’Etat que lorsque le gouvernement au complet reçoit un chef d’Etat étranger ou se rend in corpore à l’étranger.

- Le voyage de Joseph Deiss ne correspond donc pas aux critères suisses en matière de visite d’Etat.

- Toutefois, aux yeux du protocole néerlandais, une telle visite correspond bel et bien à une visite d’Etat, raison pour laquelle cette terminologie a été reprise par la Suisse.

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