Football: les Suisses au pied du mur yougoslave

L'équipe de Suisse à l'entraînement, jeudi à Belgrade. Keystone

Trois matches, quatre points. Le bilan comptable de l'équipe nationale de football n'a rien de reluisant. Samedi, en Yougoslavie, les protégés d'Enzo Trossero n'ont déjà plus droit à l'erreur s'ils entendent conserver des chances d'obtenir leur billet qualificatif au Mondial 2002.

Ce contenu a été publié le 23 mars 2001 - 11:34

L'équipe de Suisse saura-t-elle sortir du bois au moment opportun? Battue en Russie, rejointe dans les derniers instants du match en Slovénie après avoir mené au score par deux fois, les internationaux à croix blanche jouent gros à Belgrade.

Et dans ce qui correspond déjà à un match de la dernière chance, seule la victoire importe. Mais face aux Brésiliens d'Europe, la tâche s'annonce difficile. Très difficile. Car les Djukic (Valence), Mihajlovic (Lazio), Jokanovic (Chelsea) et autres Milosevic (Parme) et Kezman (PSV Eindhoven) ont bien l'intention de s'imposer sur leurs terres.

Face à l'habileté technique et la vivacité de leur adversaire, les Suisses devront avant tout chercher leur salut dans une combativité de tous les instants. Une rage de vaincre qui leur avait tant fait défaut lors de la récente débâcle de Lanarca face à la Pologne.

Ce couac magistral et les critiques qui l'on suivit auront peut-être eu le mérite de fouetter l'amour propre des Helvètes. Le terrain du Partizan de Belgrade pourrait alors prendre la forme d'un chemin de la rédemption. Ce n'est qu'en faisant preuve d'humilité et de détermination que l'exploit rêvé peut devenir réalité.

Réunis à huis clos dès le début de semaine - sans Türkilmaz, Wicky et Sforza mais avec Vega, Lombardo, Lonfat et Frei - les Suisses ont eu le loisir de poser les bases de ce succès obligatoire.

Enzo Trossero a-t-il trouvé la recette miracle pour donner corps à son onze de base? Sa défense a-t-elle enfin trouvé ses repères? Son message a-t-il passé?

Les réponses à ces questions seront connues samedi, à l'issue de la confrontation. Face aux Yougoslaves, capables du meilleur comme du pire, alternant actions de génie et bévues monumentales, les Suisses ne doivent pas manquer l'occasion de se remettre en selle. Sous peine de courir trop longtemps après des regrets.

Mathias Froidevaux

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