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Genève et Rome raflent un siège onusien commun

Le directeur de l'OFEFP Philippe Roch (à d.) très satisfait aux côtés du ministre de l'environnement Moritz Leuenberger .

(Keystone)

La ville suisse et la capitale italienne obtiennent le secrétariat permanent de la Convention de Rotterdam sur les produits industriels dangereux.

Egalement candidate, Bonn a été recalée lors du vote de vendredi, au terme de la conférence présidée à Genève par l’Office fédéral de l’environnement.

La convention de Rotterdam vise à réguler le commerce international des produits industriels toxiques et des pesticides, dans les pays en voie de développement (PVD) notamment.

Genève et Rome ont dirigé son secrétariat depuis 1998 et soumis une candidature conjointe pour l’accueil de son siège permanent.

Ces derniers temps, les gouvernements suisse comme italien avaient mené un lobbying appuyé afin d’engranger les votes des pays membres. Avec un solide argument: les deux villes sont des centres «d’expertise internationale» en matière de substances dangereuses.

Genève abrite le siège européen du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et plusieurs agences onusiennes actives dans la régulation des produits chimiques.

Les pesticides sont plutôt une attribution de Rome, où se situe l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l'agriculture (FAO).

Une décision saluée

Lors d’une conférence de presse, au terme de la conférence de Genève, cette décision d’attribution a été largement saluée.

De toutes parts, on y voit une preuve que la communauté internationale veut accroître cohérence et synergies en matière d’accords internationaux.

Le directeur de l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP) se félicite pour sa part de ce «vote de confiance de la communauté internationale» à l'égard de la Suisse.

Philippe Roch explique à swissinfo que «le gouvernement et le parlement suisses font de l’environnement l’une des cinq priorités de politique étrangère et cette décision confirme la position de la Suisse en tant que carrefour international dans ce domaine».

Les experts suisses de l’environnement, les représentants du PNUE et de la FAO, tous ont estimé que les discussions menées lors de cette conférence de cinq jours ont abouti à une réduction des risques constitués par les poisons industriels.

«Les gouvernements ont offert à la Convention de Rotterdam un vote de confiance enthousiaste», estime un vice-directeur général de la FAO.

«Il s’agit d’une thématique extrêmement importante, spécialement pour les pays en voie de développement, poursuit Louise Fresco. L’utilisation de pesticides va en effet aller en augmentant avec l’accroissement de la population».

Une liste à surveiller

De fait, la Convention de Rotterdam prévoit notamment que toute exportation d’un produit inscrit dans la «liste à surveiller» dressée par les pays membres doit avoir été approuvée explicitement par l’Etat importateur.

Elle permet notamment aux PVD d’intervenir au moyen de mesures d’interdiction ou de restriction.

Il faut savoir que ces pays utilisent seulement un quart des produits chimiques fabriqués dans le monde. Mais qu’ils enregistrent 99% des décès relatifs à ces substances.

Avant la Conférence de Genève, la «liste à surveiller» comportait 27 substances, dont le DDT et les PCB. Les représentants des 76 Etats parties à la convention en ont ajouté quatorze par consensus. Parmi ces nouvelles cibles, le plomb tétraéthyle, utilisé dans certains pétroles.

Ceux - dont l’Australie, le Chili et l’Union européenne - qui voulaient y voir figurer l’amiante (chrysotile) ont par contre dû déchanter. Canada et Russie – deux gros exportateurs en la matière – s’y sont opposés.

Un dossier qui reste ouvert

«Le dossier n’est pas clos, assure toutefois le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Nous devons faire plus pour convaincre (les rétifs) que ce produit doit rejoindre les 41 autres sur la liste».

«Je ne pense pas que ce point soit de nature à miner la Convention», confie aussi Klaus Töpfer, qui tempère les réactions parfois ulcérées des milieux de protection de l’environnement.

A Genève, un comité d’experts à du reste été constitué pour évaluer les futurs ajouts à la liste proposés par les pays membres.

«La conférence est un succès, constate lui aussi Philippe Roch. Nous sommes parvenus à agrandir la liste des substances dangereuses de presque 50%. Mais beaucoup de travail reste à faire. Nous estimons en effet que plus de 100 produits devraient figurer sur la liste ces prochaines années»

Au sein du dispositif des Nations unies, la Convention de Rotterdam complète les Conventions de Bâle sur les exportations de produits toxiques et de Stockholm sur les polluants organiques persistants.

swissinfo et les agences

Faits

La Convention de Rotterdam vise les produits industriels toxiques et les pesticides.
Elle s’attache à améliorer la sécurité des humains et de l’environnement en réduisant les risques représentés par ces substances.
Dorénavant, 41 produits, dont le DDT et certains composés du mercure, sont inscrits sur la «liste à surveiller».

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