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Grasshopper, un champion en perdition

Tristesse après l'élimination de Grasshopper par AEK Athens, lors de la Champions league cet été.

(Keystone)

Les journées du championnat défilent et le club zurichois ne cesse d’être rongé par ses doutes.

Huitième seulement des tabelles à l’heure actuelle, Grasshopper doit désormais très largement revoir ses ambitions à la baisse.

Comme prévu, les problèmes qui minent le moral et les performances sportives de Grasshopper n’ont pas disparu d’un coup de baguette magique avec le licenciement de l’entraîneur Marcel Koller voici trois semaines.

La piètre prestation des Zurichois dimanche au Stade de Genève, soldée par un revers sans discussion (3-1), plonge encore plus bas des champions suisses qui n’en ont vraiment gardé que le nom.

La lutte contre la relégation a commencé

Huitième sur dix clubs, avec seulement deux unités d’avance sur la position de barragiste contre le second de Challenge League (ex-LNB): la réalité des chiffres en dit long sur le désarroi actuel du club le plus titré du pays.

Le tiers du championnat est à peine dépassé que Grasshopper accuse 27 points de retard sur le FC Bâle, son probable successeur, et 15 sur le duo Servette/Young Boys.

Autant dire que les ambitions des Sauterelles sont très largement revues à la baisse. «Nous ne pouvons plus nous fixer de véritables objectifs, relève Carlos Bernegger, le jeune entraîneur intérimaire de 34 ans. Nous sommes contraints d’envisager match après match.»

Il ne faudra pas attendre longtemps le prochain «match de la peur». Mercredi, Grasshopper se déplacera de quelques centaines de mètres seulement pour affronter le FC Zurich (9e) au Letzigrund.

Entre les deux clubs du bord de la Limmat, la lutte contre la relégation semble avoir commencé. «C’est en tout cas la réalité du moment, poursuit Carlos Bernegger. Heureusement, la saison est encore longue et nous verrons au mois de mai qui est digne de rester en Super League.»

La direction cherche encore ses marques

Eliminé chichement de la Ligue des Champions par l’AEK Athènes, sorti la tête basse en Coupe UEFA par Hajduk Split, traînant son spleen en Super League avec 4 victoires seulement (Wil, Zurich, Thoune et Saint-Gall), Grasshopper est un champion en péril. Pas uniquement sportivement: la nouvelle direction du club n’a toujours pas trouvé ses marques.

En place depuis quatre mois, le président Thomas Gulich bouge encore ses pions sur l’échiquier, après s’être séparé de l’entraîneur Marcel Koller et du chef sportif Matthias Walther.

Dégradé en début de saison de son poste de directeur général, Georges Perego vient d’être nommé chef sportif, alors qu’Urs Wyss, ancien responsable du sponsoring sportif du Credit suisse est devenu le nouveau directeur général.

Quant au nouvel entraîneur, il pourrait n’être nommé que pour le mois de janvier. Difficile de ne pas ressentir un climat de désorganisation. Sur le terrain, aucun renfort de poids n’a permis au champion suisse de lutter dignement.

Les nouveaux atouts (le Roumain Gane, l’Argentin Chatruc, l’Italo-suisse Magro) peinent à convaincre, le gardien Borer a perdu de sa superbe, alors que les pièces maîtresses que sont le défenseur argentin Gamboa, l’international suisse Spycher et le patron roumain du milieu Tararache occupent l’infirmerie.

Ne reste plus que l’artiste uruguayen Richard Nunez. Mais il se sent de moins en moins à l’aise au sein des Grasshoppers. Un départ prochain ne constituerait plus une véritable sensation.

swissinfo, Jonathan Hirsch

Faits

Le budget du club oscille entre 15 et 20 millions de francs suisses.
Le club pourrait se retrouver avec 10 millions de dette à la fin de la présente saison.
L’an dernier, GC avait remporté le 27e titre de son histoire.

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En bref

- En cinq mois, Grasshopper a perdu son titre de champion de Suisse, ses ambitions européenne et sa réputation.

- Le tiers du championnat est à peine dépassé que Grasshopper accuse 27 points de retard sur le FC Bâle, son probable successeur, et 15 sur le duo Servette/Young Boys.

- Le club de GC s’est très vite retiré de la scène européenne puisqu’il a été éliminé chichement de la Ligue des Champions par l’AEK Athènes avant d’être sorti, la tête basse, en Coupe UEFA par Hajduk Split.

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