Harold Mrazek fait le grand saut

Un challenge très attendu pour Harold Mrazek. Keystone Archive

Reconnu par ses pairs comme le meilleur basketteur suisse de sa génération, Harold Mrazek va quitter Lugano pour rejoindre le prestigieux club français de Villeurbanne. Un défi de taille auquel très peu d'Helvètes ont pu goûter jusqu'ici.

Ce contenu a été publié le 14 août 2001 - 20:09

A l'exception de quelques Suisses partis tenter leur chance dans divers collèges et Universités d'outre-Atlantique, Harold Mrazek sera en effet le seul à évoluer sous le maillot d'une équipe d'un championnat étranger. Et quelle équipe!

Sous les ordres de Tanjevic

Quelques années après la tentative d'Igor Gojanovic - ancien pivot d'Olympic Lausanne parti cherché fortune au Croatia Zagreb - Harold Mrazek rejoint Villeurbanne. Vainqueur du championnat national à quinze reprises et huit fois sacré en Coupe de France, le club lyonnais est considéré comme un «gros bras».

Ceci d'autant plus que l'équipe de Villeurbanne - qui compte dans ses rangs les vice-champions olympique de Sydney Jim Bilba et Yann Bonato - sera dirigé par le renommé entraîneur bosniaque, Bogdan Tanjevic.

Le but avoué du club - battu cinq fois en finale du championnat lors des six dernières années - est de réussir à décrocher un nouveau sacre cette année. Un titre qui ne passerait pas inaperçu au sein du palmarès déjà étoffé de l'ex-tessinois (huit titres nationaux et six Coupes de Suisse).

Le challenge tant attendu

«Je ne pensais vraiment pas quitter Lugano aussi rapidement, avoue Harold Mrazek. Mais cette offre est le challenge que j'attendais depuis longtemps. Je ne pouvais pas passer à côté d'une telle opportunité.»

L'ancien joueur de Fribourg Olympic et Bellinzone a fait jouer une clause libératoire dans l'accord qui le liait à Lugano jusqu'à fin 2003 et a ainsi pu signer un contrat de trois ans en faveur de Villeurbanne. La somme du transfert avoisine les 400 000 francs suisses.

«Nous avons très bien compris la décision d'Harold, a déclaré le président luganais Giovanni Antonini. Nous ne pouvions décemment pas lui demander
de refuser une telle offre.»

Mathias Froidevaux

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