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J.O. d'Athènes, les Suisses face à la sécurité

La guerre dans le Pirée? Non, un exercice dans la perspective des JO.

(Keystone)

Des responsables gouvernementaux grecs et du comité d'organisation des Jeux olympiques d'Athènes ont récemment présenté leur plan de sécurité.

Au cours de cette conférence qui s’est tenue à Athènes durant trois jours, les représentants suisses ont été confrontés aux réalités d’un plan hors-norme.

«Pour nous les Suisses, tenir compte de la sécurité à ce point, c’est nouveau», déclarait Christoph Nützi, du département sport de Swiss Olympic, à l’issue d’une conférence donnée récemment à Athènes à propos de la sécurité des Jeux.

Quelques 350 responsables de la sécurité d’une quarantaine de pays, mais aussi d’Interpol et d’Europol, ainsi que des représentants des 202 Comités nationaux olympiques et des sponsors étaient présents. Un rendez-vous organisé par les Grecs pour présenter les mesures prises sur les principaux sites olympiques, tout particulièrement en matière de lutte contre le terrorisme.

«Stratégiquement, ils ont tout prévu, ils ont vraiment beaucoup travaillé», a souligné Christoph Nützi, tout en précisant: «On a eu les lignes globales des plans, mais pour les détails, on n’en sait pas beaucoup plus».

«Je suis convaincu, a-t-il poursuivi, que l’on doit compter avec les menaces terroristes. Alors, soit on est fataliste, et on laisse toute la sécurité aux Grecs, soit on s’en occupe aussi et c’est plutôt ce qu’on va faire. Les Grecs on fait tout ce qu ils pouvaient, ils ont prévu tous les cas possibles, mais c’est à nous de décider quelle sera notre propre politique».

Responsabilités nationales

Pour le responsable suisse, l’une des nouvelles mesures sécuritaires à envisager serait de se faire accompagner par du personnel policier spécialisé.

Mais aussi de parler avec les athlètes pour leur donner des règles de conduite précises, liées à un contexte spécifique: «Au contraire des nations comme les USA, la Grande Bretagne, la France ou Israël, l’équipe suisse n’est pas une cible. Si on est mêlé à un attentat, ce sera par hasard», dit-il.

La maison de la Suisse se situe en plein quartier touristique, à Monastiraki, au restaurant Hermioni.

L’éventualité de la présence de gardes nationaux armés, protégeant leur propre équipe, était au centre des débats durant cette conférence. Pour la Suisse, il est clair «que l’équipe suisse au village olympique et dans toutes les installations olympiques n’aura pas de gardes armés, car les organisateurs grecs n’accepteront jamais».

«Mais pour les hébergements extérieurs, où seront logées six équipes (canoë-kayak, triathlon, beach volley, voile, équitation, tir), c’est différent. On est en train d’évaluer la situation.»

L’équipe suisse se compose de 150 personnes, dont 95 athlètes. Ils arriveront en Grèce par vague. Une première partie arrivera fin juillet, une autre juste avant la cérémonie d’ouverture.

«Le système des accréditations est tellement strict que c’est à nous de décider si l’on prend avec nous le coach d’un sportif, ou si on le laisse à la maison pour prendre à sa place un membre de sécurité», a expliqué Christof Nützi,

«Il faut en être conscient, la sécurité est nécessaire. Mais on est ici pour gagner des médailles», a-t-il conclu.

Dès le 1er juillet



Les responsables grecs ont présenté à Athènes le contenu et la hiérarchie des mesures de sécurité qui seront mises en place à partir du 1er juillet, quand débutera la phase opérationnelle du plan de sécurité.

Le village olympique, le stade olympique, l’hébergement de la famille olympique dans les grands hôtels du centre ville et les hôtels flottants dans le port du Pirée sont, dans cet ordre, les principales préoccupations des responsables grecs.

Un millier d’hommes et de femmes seront déployés au village olympique, autant au Pirée et à l’aéroport international Elefterios Venizélos.

Par ailleurs, trois zones de sécurité, concentriques, ont été fixées pour tous les sites, dans lesquels les contrôles seront de plus en plus serrés. De même, trois zones maritimes ont été délimitées autour du port du Pirée et des régions de Raffina Marathon, sur le golfe d’Eubée (nord-est d’Athènes).

Les Grecs, pour qui la sécurité des jeux est une priorité, ont demandé l’aide de l’OTAN qui surveillera les frontières maritimes et aériennes du pays pendant les jeux, alors que 70’000 hommes et femmes de la police et l’armée grecque quadrilleront le pays.

Le budget sécurité s’élève à un milliard d’euro, soit quatre fois plus qu’aux jeux de Sydney. Un record dans l’histoire olympique.

swissinfo, Angélique Kourounis à Athènes

Faits

Les Jeux olympiques d’Athènes se tiennent du 13 au 29 août.
Les Jeux paralympiques suivront du 17 au 28 septembre.
C’est ce 4 juin à Sydney que la Flamme olympique entame le parcours qui l’amènera à Athènes.

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