L'intégration est une affaire de proximité

L’égalité de traitement des étrangers autorisés à vivre en Suisse doit être respectée. Keystone Archive

L'intégration des étrangers passe par les communes et les cantons. La Commission fédérale des étrangers (CFE) veut donc davantage les impliquer.

Ce contenu a été publié le 26 mars 2002 - 19:50

Présentant mardi un bilan de ses trois premiers mois à la tête de la CFE, le nouveau président Francis Matthey a souligné l'importance d'une collaboration entre la Confédération, les cantons et les communes.

En effet, selon Francis Matthey, les autorités et les organisations locales connaissent mieux les situations et les problèmes. Du coup, le président de la CFE demande la création de services d'intégration dans chaque canton.

Dix cantons disposent déjà d'un délégué chargé de faciliter l'établissement des étrangers. «Cela ne veut pas dire qu'il ne se passe rien dans les autres», a cependant souligné Francis Matthey. Mais, l'intégration y est encore souvent dévolue à des institutions privées.

Mais, aux yeux de la CFE, cette collaboration «verticale» (Confédération-cantons-communes) ne doit cependant pas écarter la nécessité d'une coordination au niveau fédéral.

Examen de la législation

A côté de cette volonté de développer des partenariats, la CFE se penchera sur d'autres grands dossiers, dont la législation sur les étrangers. «La CFE prendra une retraite de deux jours, les 21 et 22 mai, pour examiner la nouvelle loi sur les étrangers», a expliqué son président.

Il s'agit de voir si elle est cohérente avec l'ensemble de la politique migratoire, si elle répond aux besoins et aux intérêts du pays et si elle respecte les droits de l'homme. «Nous voulons par exemple que l'égalité de traitement des étrangers autorisés à vivre en Suisse soit respectée», a précisé Francis Matthey.

swissinfo avec les agences

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