Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

La Belgique se mouille pour la Suisse

Le ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel (à gauche) a promis à Joseph Deiss de soutenir la Suisse.

(Keystone)

La Belgique - qui préside l'Union européenne dès juillet - est prête à favoriser le lancement de nouvelles négociations bilatérales avec la Suisse. Le ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel l'a promis, jeudi à Bruxelles, à son homologue suisse Joseph Deiss.

La Suisse attend toujours, de la part de l'Union européenne, le signe qu'elle est prête à négocier sur tous les chapitres, pas seulement ceux qui constituent ses propres priorités, à savoir la lutte contre la fraude et la taxation de l'épargne. La Belgique, qui présidera l'Union européenne lors du prochain semestre, semble décidée à satisfaire cette exigence de Berne.

Louis Michel est explicite. Il s'engage à promouvoir l'idée d'un mandat donné par les Quinze à la Commission européenne pour «la poursuite des négociations bilatérales sur un certain nombre de sujets qui font partie des préoccupations de la Suisse».

Ce mandat devra émaner du Conseil des affaires générales, instance qui regroupe les ministres des Affaires étrangères des pays membres et que Louis Michel présidera dès le 1er juillet.

Joseph Deiss s'est félicité de cet «appui belge». Dans son entourage, on indique que ce mandat pourrait permettre un démarrage très rapide des négociations dans certains domaines où la position des uns et des autres est connue.

Interrogé par la presse sur la possibilité d'une association de la Suisse à l'Espace Schengen, Louis Michel a indiqué que ce serait «sans doute techniquement possible». Mais il a surtout insisté sur le fait que «la Suisse a sa place dans l'Union européenne». Il s'agit même selon lui du pays «le plus attendu».

Autre sujet brûlant, la ratification de la première série d'accords bilatéraux. Louis Michel est persuadé que la Belgique pourra approuver l'accord sur la libre circulation des personnes d'ici octobre, novembre au plus tard.

Cela correspond à la volonté suisse d'obtenir une entrée en vigueur au premier janvier de l'année prochaine. Mais cinq autres pays doivent encore se prononcer.

Thierry Zweifel, Bruxelles

×