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La carrière des femmes, une course d'obstacles

Le système du «mentoring», une sorte de tandem.

(Keystone)

Les milieux patronaux suisses lancent une campagne pour favoriser la carrière des femmes.

Dans le monde académique, on est déjà passé à la phase pratique. Avec le programme «Chances égales à l’université», lancé en 2000 par la Confédération.

«Plus on monte dans l’échelle hiérarchique, moins on trouve de femmes». Le constat n’est pas nouveau. Mais il vient cette fois-ci du président de l’Union patronale suisse (UPS) Rudolf Stämpfli.

Concrètement, l’UPS va collaborer avec l’Alliance de sociétés féminines suisses (Alliance F) pour tenter d’améliorer la situation.

Un rapport, commandé par l’Union patronale, recense les obstacles qu’une femme rencontre tout au long de son parcours professionnel: double rôle (famille/entreprise), manque de détermination, choix de métiers typiquement ‘féminins’, etc.

Faire carrière en politique reste également extrêmement difficile pour les femmes. La destitution de Ruth Metzler du gouvernement est venue le rappeler tout récemment.

Exemple de l’université

Dans le monde académique, le parcours n’est pas plus aisé. Les chiffres le confirment: en 2000, seul 7% des professeurs universitaires étaient des femmes. Le taux le plus faible d’Europe.

Face à ce constat, la Confédération a introduit le programme «Chances égales à l’université», dans l’espoir de doubler le nombre de femmes professeurs.

Un budget a été attribué notamment pour la création de places dans les crèches. Mais le point fort de ce programme est le «mentoring», qui a bénéficié d’une aide financière de 4,8 millions de francs.

Une femme sert de guide – ou de mentor – à une collègue plus jeune, moins expérimentée.

Une grande partie des fonds de la Confédération ont aussi été investis dans la création de postes d’enseignants et de bureaux de l’égalité dans les universités où ils n’existaient pas encore (Genève, Tessin et Lucerne).

De son côté, l’Université de Berne a utilisé l’aide financière fédérale pour tenter d’attirer les femmes vers des facultés où elles étaient moins représentées (mathématique, informatique, physique et chimie).

Un bilan globalement positif

Sur mandat de la Confédération, l’Institut d’études politiques Interface a évalué le programme sur ses quatre premières années.

«L’égalité a progressé dans les universités: chez les chercheuses, la relève semble mieux assurée qu’avant», précise l’auteur du rapport.

Mais Ruth Bachmann estime que «les cantons devraient contraindre les universités à en faire plus encore pour promouvoir les carrières féminines.»

L’objectif du programme pour l’égalité des chances est d’atteindre une proportion de 14% de femmes chez les professeurs universitaires d’ici à 2006. Il sera probablement atteint.

En revanche, aux niveaux inférieurs de l’enseignement universitaire (assistants, par exemple), les postes se font de plus en plus rares, que ce soit pour les femmes ou les hommes. La compétition risque donc d’être acharnée.

Famille et carrière

Plusieurs mères de famille ont participé à l’évaluation d’Interface. Et, apparemment, le fait d’avoir des enfants ne crée pas davantage d’obstacles dans leur carrière universitaire.

«D’une manière générale, les femmes mettent plus de temps que les hommes à atteindre une qualification de haut niveau», souligne Ruth Bachmann.

«Sans doute parce qu’elles ont moins accès aux réseaux de contact, aux informations informelles ou aux secrets du métier que les hommes se transmettent de générations en générations.»

swissinfo, Raffaella Rossello
(Traduction et adaptation: Alexandra Richard)

Faits

En 2000, seul 7% des professeurs universitaires étaient des femmes.
Il s'agit du taux le plus faible d’Europe.
Avec son programme, la Confédération espère arriver à 14% d'ici 2006.

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