La chimie bâloise accepte un assainissement total de la décharge de Bonfol

Des militants de Greenpeace samedi dernier à Bonfol. Keystone

La chimie bâloise (BCI) considère désormais que c’est le moyen propre à éliminer durablement le potentiel de risque à long terme de la décharge. Le canton du Jura est satisfait mais Greenpeace exige que les travaux débutent cette année déjà.

Ce contenu a été publié le 15 mai 2000 - 21:17

Le 28 avril dernier, le canton du Jura et la commune de Bonfol, avec le soutien de l'Office fédéral de l'environnement (OFEFP), avaient exigé l'assainissement de la décharge dans un délai de cinq ans. De leur côté, les communes voisines sises en territoire français appuyaient cette revendication.

Or, jusqu’ici, le BCI estimait de son côté qu'un assainissement urgent ne s'imposait pas et n'était pas réalisable techniquement, soulignant que la décharge est l'une des mieux surveillées de Suisse.

Samedi, Greenpeace a entrepris d’occuper la décharge de Bonfol, annonçant que son action durerait le temps qu’il faudrait. Et bien, ce lundi, la chimie bâloise a annoncé qu’elle changeait son fusil d’épaule.

Il s’agit maintenant de trouver les meilleures solutions techniques et écologiques pour éliminer ces 114 000 tonnes de résidus de fabrication produits par sept entreprises bâloises, notamment Novartis, Roche, Ciba SC et Clariant. Le coût de l'assainissement total, à charge du BCI, est estimé à 200 millions de francs. Les experts mandatés par le canton ont présenté, lundi toujours, une étude de faisabilité au BCI. Celui-ci va effectuer des études complémentaires.

Un accord sur le calendrier des travaux devrait intervenir d'ici à l'été, estime le ministre jurassien Pierre Kohler. Mais cet accord ne satisfait pas Greenpeace, qui exige que les travaux débutent cette année. Les militants écologistes ne lèvent donc pas le camp, selon leur porte-parole Clément Tolusso.

De son côté, le procureur général du Jura Yves Maître s'est rendu sur place pour prendre contact avec les militants de Greenpeace. Il n'a pas l'intention d'intervenir pour l'instant.

swissinfo avec les agences

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