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La chute de Federer met la presse dans tous ses états



Les années de vaches grasses ne sont plus d'actualité pour le tennisman suisse.

Les années de vaches grasses ne sont plus d'actualité pour le tennisman suisse.

(Keystone)

L’élimination de Roger Federer par le Tchèque Tomas Berdych en quart de finale de Wimbledon est davantage qu’une défaite, juge une bonne partie de la presse suisse. C’est un tournant dans la carrière du meilleur tennisman de l’histoire.

D’abord, la parole à l’artiste… «J'ai des petits problèmes à la jambe et au dos. Ce n'est pas une blessure, ce sont des douleurs, quelque chose de désagréable. Ça ne m'a pas permis de jouer comme je l'aurais voulu. C'est frustrant.»

«Je ne me sens pas bien depuis les deux ou trois derniers matches. La jambe, c'est depuis Halle. Depuis, ça n'a jamais vraiment disparu. J'ai une raideur dans le dos depuis cinq ou six jours, et aussi en finale à Halle.»

Et Federer de poursuivre: «Je suis déjà impatient de revenir à Paris et à Londres l'année prochaine. Je vais prendre un peu de repos, deux semaines de vacances, et attaquer de nouveau en Amérique du Nord.»

Pour la première fois depuis 2002, l’ex-numéro un mondial ne participera donc pas à la finale de Wimbledon, son tournoi fétiche. Et lundi, le Suisse rétrogradera au troisième rang du classement mondial…

De quoi offrir «un nouvel argument aux baveux opportunistes», prévoit déjà Le Matin, pour lequel «sortir les flingues relève (…) d’une canaille mesquinerie».

Peut-être Federer a-t-il trop voulu écrire l’histoire, peut-être aurait-il dû se faire conseiller, écrit le quotidien, qui oppose à ces «peut-être» la certitude des succès du tennisman et les «presque sept ans d’enchantement» à la tête du tennis mondial.

«Qui a dit que tout était fini?», assène d’ailleurs le quotidien romand, qui se console: «Le magicien est redevenu humain, un humain dans ses défauts et ses douleurs. Il ne faut pas être allergique à l’échec des idoles. Il ne faut pas dénigrer, mais accepter.»

Un coach, et vite

24 heures et la Tribune de Genève sont moins tendres et relancent un vieux débat. Federer a besoin d’un coach digne de ce nom, «rien que pour lui botter les fesses. Ce serait le meilleur électrochoc pour relancer une année 2010 misérable en trophée.»

«La paternité lui a enlevé une partie de son énergie. Personne ne le lui reproche. Mais son standing lui confère des responsabilités. Et des obligations», jugent les deux quotidiens romands.

Cette défaite est-elle un tournant dans la carrière du Bâlois? «Personne n’est dupe, [son] trône sera difficile à récupérer, juge en tout cas La Liberté. A bientôt 29 ans, Federer va au devant de son plus grand défi: après avoir écrit l’histoire, il doit en inverser le cours. (…) En aura-t-il seulement l’envie?»

Même ton dans la Neue Zürcher Zeitung, qui dresse la liste des déconvenues de cette saison 2010 et en conclut que «Mister Perfect a subi des lézardes. (…) Il se retrouve devant la phase la plus difficile de sa carrière».

«Federer affirme toujours qu’il n’est pas fatigué du tennis et reste très motivé. Il devra dans les prochaines semaines montrer que ces propos ne sont pas une illusion», observe le journal zurichois.

Fin d’un cycle

Là où Le Temps évoque «la panne physique» londonienne, la Neue Luzerner Zeitung juge que «l’étoile de Federer pâlit», ce qui ne veut pas dire qu’il a perdu son potentiel de victoire. «Il ne tient qu’à lui de trouver les bonnes clés et de les utiliser dans les moments décisifs.»

Le Corriere Tel Ticino prend acte, lui aussi, de «la fin d’un cycle. Le joueur bâlois n’est pas fini, mais il n’est plus la star. Il continuera à lutter face à une concurrence toujours plus nombreuse et ambitieuse. Et, de temps en temps peut-être, réussira-t-il encore à nous surprendre.»

«Les années de vaches grasses sont derrière, confirme le Tages Anzeiger. «La défaite à Paris [en quart de finale] fut amère, celle de Londres plus encore: c’est la fin de sa domination sur les tournois prestigieux, qui lui donnait la force et renforçait son prestige.»

«Federer, joueur de l’histoire le plus couronné de succès est redevenu humain. Et battable.» Et face au jeu de puissance incarné mercredi par Berdych, il ne trouve plus la parade…

Le Blick est plus saignant. Le quotidien alémanique parle de «la fin d’une ère» et tire sur l’homme et ses propos d’avant-tournoi. Federer affirmait que, jusqu'au terme de sa carrière, victoires ou défaites dépendaient largement de lui.

Au moment où il n’est plus dominateur sur le court, ce type d’affirmations tiennent plus de l’arrogance que de la confiance en soi, juge le premier journal payant du pays. «Un génie ose tout. Un génie qui hoquète, non.»

Pierre-François Besson, swissinfo.ch

Les défaites depuis l’Australie

Indian Wells (3e tour): 7-5 5-7 6-7 contre Baghdatis (ATP 33)

Miami (8e de finale): 4-6 7-6 6-7 contre Berdych (ATP 20)

Rome (2e tour): 6-2 1-6 5-7 contre Gulbis (ATP 40)

Estoril (demi-finale): 2-6 6-7 contre Montanes (ATP 34)

Madrid (finale): 4-6 6-7 contre Nadal (ATP 3)

Paris (quart de finale): 6-3 3-6 5-7 4-6 contre Söderling (ATP 7)

Halle (finale): 6-3 6-7 4-6 contre Hewitt (ATP 32)

Wimbledon (quart de finale): 4-6 6-3 1-6 4-6 contre Berdych (ATP 12)

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