La lutte contre le néonazisme concerne toute la société

La conseillère fédérale Ruth Metzler appelle la société civile à combattre la montée de l'extrême droite en Suisse. Keystone

Ruth Metzler souhaite une prise de conscience générale face à la montée de l'extrême droite en Suisse. Mise sous pression, la conseillère fédérale a lancé un appel au peuple mercredi. En attendant des mesures concrètes.

Ce contenu a été publié le 23 août 2000 - 18:47

68 pour cent des Suisses estiment que la police doit être plus sévère avec les néonazis. Un sondage le révélait récemment. Peu après l'incident du Grütli lors du discours du 1er août. Par la suite, plusieurs personnalités et associations ont pris position. Le gouvernement se devait d'intervenir à son tour.

Le Conseil fédéral en est convainvu: il faut combattre la montée de l'extrême droite. Et, selon Ruth Metzler, les interventions policières ne suffisent pas. Mercredi, la cheffe du Département fédéral de justice et police a appelé la société civile à participer à cette prise de conscience.

Médias, partis politiques, milieux économiques, Eglises, syndicats et associations... chacun doit se mobiliser pour identifier les causes de la montée du néonazisme. Et les combattre en informant le public notamment dans le cadre scolaire.

Rien de révolutionnaire dans ces propositions. Il y a deux semaines, Claude Torracinta, entre autres, en appelait déjà à une large prise de conscience. Le président de la Ligue suisse contre le racisme et l'antisémitisme proposait de lancer des campagnes d'information et d'éducation.

Rien de concret non plus. Aucune mesure n'a été prise. Pour l'instant, le Département de justice et police examine les moyens à disposition pour savoir s'ils sont suffisants. Au niveau politique et juridique. Et en particulier la norme pénale contre le racisme.

Un groupe de travail a été chargé d'analyser la situation. Et de faire des propositions d'ici à la session d'automne des Chambres fédérales. Le sujet pourrait alors revenir à l'ordre du jour. Le 1er septembre, une discussion est prévue avec les partis gouvernementaux lors des entretiens de Watteville.
Ruth Metzler devrait aussi aborder le problème avec le ministre allemand de l'intérieur, en septembre, à Constance. La Confédération espère empêcher que des partis allemands d'extrême droite n'étendent leur rayon en Suisse.

Alexandra Richard

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