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La police résout l'énigme du Toggenburg

Le procureur Thomas Weltert durant la conférence de presse, vendredi à St-Gall.

(Keystone)

L'auteure d'intimidations racistes contre un médecin, sa femme et ses enfants de couleur a été identifiée. Selon la police, il s'agit d'une malade psychique de 43 ans.

Le médecin et sa famille ont été harcelés depuis le mois de mai, au point qu'ils ont décidé d'émigrer en Afrique du Sud.

Vendredi, lors d'une conférence de presse, la police a précisé que cette Suissesse de 43 ans a fait des aveux partiels, mais qu'elle conteste toutefois l'accusation de dommages à la propriété.

En traitement chez un psychiatre depuis mars dernier, la femme habite la région. Mercredi, elle a avoué à la police cantonale de Saint-Gall avoir écrit les lettres de menaces que recevait le médecin et sa famille depuis mai dernier.

Raciste mais pas raciste

La police saint-galloise a souligné que les attaques de la femme à l'encontre du médecin et sa famille «n'avaient rien à voir avec du racisme». Toutefois, les lettres anonymes envoyées au médecin et sa famille avaient un contenu explicite.

Les 17 lettres anonymes menaçaient par exemple de mettre le feu à la maison de cette famille si elle ne quittait pas le village d'Unterwasser. De même, des dégâts ont été occasionnés à neuf reprises à la maison et à la voiture du médecin. Sur ce dernier point, la coupable supposée nie toute implication.

Une longue enquête

Cette femme se trouve depuis mercredi en clinique psychiatrique et ne peut pas être interrogée. La police a pu l'arrêter grâce à des informations de la population. Une récompense de 10'000 francs avait été promise il y a une semaine.

Le procureur Thomas Weltert a précisé que 42 personnes ont été interrogées et que la coupable présumée faisait partie d'un groupe de 24 personnes dont l'ADN a été analysé.

Une affaire qui a fait des remous

Le magistrat a encore indiqué qu'«on ne peut pas parler de racisme systématique dans le Toggenburg».

Reste que l'affaire a suscité beaucoup de remous, dans cette région touristique du Toggenburg comme dans les médias suisses. A la fin novembre, quelque 500 personnes ont manifesté au nom de l'anti-racisme.

Tout récemment, le médecin saint-gallois a annoncé que lui et sa famille avaient décidé de quitter la région l'année prochaine pour déménager en Afrique du Sud.

swissinfo et les agences

En bref

- Dans le Toggenburg (St-Gall), un médecin, sa femme africaine et leurs deux enfants ont reçu des lettres anonymes racistes et subi des dégâts à la propriété depuis le mois de mai.

- Mercredi, la police a arrêté une Suissesse de 43 ans, malade psychiquement et habitant la région.

- Malgré le contenu des lettres, les motifs de la femme ne seraient pas systématiquement racistes, selon la police.

- L'affaire a fait beaucoup de remous, le médecin et sa famille ont décidé d'émigrer en Afrique du Sud l'année prochaine.

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