La Suisse prépare sa conférence humanitaire

En cas de guerre, la vie de la population irakienne serait encore précarisée. Keystone

La réunion humanitaire sur l'Irak pourrait se tenir le 15 février à Genève. C'est la Direction du développement et de la coopération (DDC) qui est chargée de l'organiser.

Ce contenu a été publié le 04 février 2003 - 18:09

Parallèlement, la DDC se prépare à soutenir les populations civiles en cas de guerre.

La convocation de cette conférence a été annoncée lundi soir par Micheline Calmy-Rey. Elle fait suite aux récents entretiens entre la ministre suisse des Affaires étrangères et son homologue américain Colin Powel au Forum économique de Davos.

Dans dix jours

C'est maintenant la DDC qui est mandatée pour organiser la réunion, a précisé mardi son directeur Walter Fust. «Nous avons déjà eu plusieurs séances depuis la semaine dernière. Notre hypothèse de travail se base sur le week-end des 15-16 février.»

La conférence a pour but de définir «les conséquences humanitaires d'une guerre en Irak».

Elle devrait réunir les principaux acteurs humanitaires (ONU et Comité international de la Croix-Rouge) et des représentants de l'Irak, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'Union européenne, ainsi que des pays concernés par un éventuel afflux de réfugiés.

Le directeur de la DDC est convaincu que cette réunion aura lieu, même si, pour l'instant, il n'a pas encore reçu d'inscriptions. «Les premières réactions sont positives», affirme Walter Fust.

Prête à intervenir

Parallèlement, la Direction du développement et de la coopération se prépare à entrer en action en cas de guerre en Irak. Depuis le début de l'année, elle étudie différents scénarios humanitaires.

La DDC collabore notamment avec le CICR, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Elle envisage aussi des interventions directes. Des experts du Corps suisse d'aide humanitaire sont prêts à partir.

En cas de conflit de longue durée, la DDC prévoit l'acheminement d'une aide par les pays voisins. «Nous avons déjà investi financièrement en Iran pour ces préparatifs», précise Walter Fust.

Actuellement, le montant engagé par la DDC en Irak s'élève à environ 5 millions de francs par année. Une aide qui pourrait être accrue en cas de conflit.

swissinfo, Alexandra Richard

Faits

La DDC est présente en Irak depuis 1993.
Elle y consacre environ 5 millions de francs par année.
Ce montant pourrait être augmenté en cas de guerre.
Le directeur de la DDC Walter Fust a vécu trois ans en Irak.

End of insertion

En bref

Mardi, la DDC tenait sa conférence de presse annuelle sur «La sécurité par le développement». Elle s'est dit préoccupée aussi par la situation en Corée du Nord et en Côte d'Ivoire.

End of insertion

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article