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La Suisse propose du concret pour lutter contre le racisme

La toute dernière réunion préparatoire de la Conférence mondiale contre le racisme qui se tient actuellement à Genève a fait apparaître de nombreuses divergences entre les Etats sur les termes de la déclaration finale. Mais les propositions de la Suisse ne devraient pas trop en souffrir.

«80% de nos idées pourraient être adoptées, avant même la tenue de la Conférence mondiale contre le racisme à Durban en septembre», estime Jean-Daniel Vigny.

Selon l'ambassadeur qui dirigera la délégation suisse en Afrique du Sud, les propositions défendues par la Suisse n'ont, en effet, pas de liens directs avec la controverse actuelle.

Les participants à la réunion de Genève achoppent en effet sur la question des territoires occupés par Israël et sur celle des réparations en faveur des descendants des victimes du colonialisme.

La Suisse, elle, prône un texte qui prenne compte de toutes les formes de discriminations raciales. Qu'elles soient passées, présentes ou à venir. Et elle estime par ailleurs que la déclaration de Durban ne devrait pas montrer du doigt une région ou un Etat en particulier.

La délégation helvétique a décidé d'être pragmatique. Et d'accorder la priorité à l'adoption de mesures concrètes.

En tête de liste de ses propositions, figure la lutte contre les sites racistes sur l'Internet. Un thème qui fait déjà l'objet d'un chapitre entier dans le projet de déclaration finale, mais qui doit encore être discuté par les délégations des quelque 180 Etats participants à la conférence.

A l'image de sa Commission fédérale, la Suisse défend également la création d'institutions nationales indépendantes pour lutter contre le racisme. Et, pour leur faciliter le travail, elle propose l'établissement de paramètres scientifiques et statistiques permettant de mesurer l'évolution des actes racistes au niveau national.

Sur le plan juridique, la délégation helvétique prône l'amélioration des voies de recours pour les victimes de discrimination. Et la poursuite d'office des actes racistes.

Face au véritable fléau qu'est le racisme, toutes ces propositions peuvent paraître timides. Mais, comme le souligne Jean-Daniel Vigny, l'adoption de mesures plus contraignantes est difficile, vu l'aspect hautement sensible du sujet qui sera débattu à Durban en septembre.

Frédéric Burnand


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