La Suisse refoule 300 opposants étrangers

Le dispositif de sécurité se met en place à Davos. swissinfo.ch

La tension monte à quelques jours du Forum de Davos. Le gouvernement américain déconseille à ses ressortissants de se rendre dans la station. La Suisse, elle, a interdit à 300 opposants étrangers l'entrée sur son territoire.

Ce contenu a été publié le 21 janvier 2001 - 13:20

Le Département fédéral de justice et police nous a confirmé l'information parue dans le «SonntagsBlick». Dans une interview au journal alémanique, Ruth Metzler parle d'une liste de 300 opposants. Elle ajoute que les personnes concernées par ces interdictions ont déjà fait preuve de violence lors de réunions internationales.

La cheffe du Département fédéral de justice et police précise qu'il n'y aura en aucun cas une confrontation directe entre armée et manifestants. Les soldats ne sont pas formés pour cela. L'armée s'occupera notamment des missions de surveillance.

Berne a mobilisé quelque 600 soldats supplémentaires dans la station, pour soutenir la police cantonale grisonne et les 300 gardes-fortifications déjà sur place.

Mais ces mesures de sécurité ne semblent pas rassurer le ministère américain des affaires étrangères. Il a estimé vendredi dans un communiqué que les manifestations annoncées contre la globalisation risquaient malgré tout de déborder.

Washington craint notamment des attentats à la bombe et des actions terroristes. Dans ce contexte, le ministère américain des affaires étrangères place la Suisse au même rang que des Etats comme le Kirghistan, le Timor, les Philippines ou encore le Laos.

Le porte-parole de la police grisonne a précisé samedi qu'aucune mesure particulière ne serait mise en place pour les touristes américains. Selon lui, le système actuel est amplement suffisant.

Ce week-end, les organisateurs du forum ont répété, par des annonces dans la presse, qu'une manifestation serait une atteinte à la démocratie et à l'Etat de droit. Ils ont justifié en une dizaine de points le rôle du Forum et l'importance des enjeux à Davos.

De son côté, un groupe formé d'artistes et de parlementaires a écrit une lettre au Conseil fédéral vendredi. Il lui demande d'intervenir pour annuler l'interdiction de manifester.

swissinfo avec les agences

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