Le chômage reste la principale préoccupation des Suisses

Chômage et réfugiés font toujours peur à une majorité de Suisses. Mais les craintes liées au travail et à l’économie sont en recul, dévoile vendredi le Credit Suisse dans un sondage. Gouvernement et institutions publiques ont, eux, le vent en poupe.

Ce contenu a été publié le 18 février 2000 - 17:12

Chômage et réfugiés font toujours peur à une majorité de Suisses. Mais les craintes liées au travail et à l’économie sont en recul, dévoile vendredi le Credit Suisse dans un sondage. Gouvernement et institutions publiques ont, eux, le vent en poupe.

Le sondage de l’institut Gfs pour 1999 montre que 57 pour cent des Suisses s’inquiètent du chômage. Cette préoccupation est moins aiguë qu’au cours des années précédentes. Ce phénomène inquiétait encore 74 pour cent des Helvètes en 1998 et 81 pour cent en 1997.

Pour 56 pour cent des sondés, le problème des réfugiés est le deuxième thème le plus important. La tendance ne cesse de croître. En 1995, les Suisses n’étaient que 31 pour cent à s’en inquiéter. Pour les experts, cette augmentation s’explique par les événements en ex-Yougoslavie.

Certaines sources d’inquiétude restent stables, comme le système de santé, l’avenir de l’AVS ou les relations avec l’Europe. En revanche, les impôts et les finances occupent une plus grande place avec 25 pour cent contre 17 en 1998. Il n’empêche que 65 pour cent des Suisses estiment leur situation financière bonne, voire très bonne: un record depuis des années.

Reste que les Suisses sont divisés face à leurs craintes. Si le chômage est le problème le plus souvent cité par les Genevois et les Lucernois, les pourcentages sont inférieurs à la moyenne nationale à Zurich, Schwyz et St-Gall. L’AVS inquiète, elle, beaucoup plus les Romands que les Alémaniques.

Côté autorités, le Conseil fédéral a la confiance de 55 pour cent de la population, soit 17 pour cent de plus qu’en 1997. La police, le Tribunal fédéral et l’administration suivent la même tendance à la hausse. Cette évolution pourrait être due à une meilleure communication de la part des institutions.

SRI avec les agences

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