Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Le circuit professionnel s'arrête en Suisse

Comme à l'accoutumée, le Zurich Open (ici, détail de l'affiche) présente un tableau exceptionnel.

(zurichopen.ch)

La Suisse vibre au rythme du tennis en ce mois d'octobre. Le Zurich Open ouvre les feux cette semaine avec... quatorze joueuses du Top 20.

Les Davidoff Swiss Indoors de Bâle prendront ensuite le relais. Sans le numéro 1 mondial Roger Federer, blessé.

Six joueuses du Top 10, quatorze du Top 20, le Zurich Open (15 au 23 octobre) ne déroge pas à ses habitudes. Il est le tournoi le plus prisé de la saison automnale, juste après le Masters qui se déroulera cette année encore à Los Angeles au début du mois de novembre.

C'est d'ailleurs la proximité dans le temps entre ces deux événements qui font la force du rendez-vous zurichois. Mais aussi sa faiblesse.

Les meilleures joueuses du circuit y viennent quérir les points nécessaires pour décrocher une des huit places qualificatives pour l'épreuve californienne. Cette année, elles ne sont que trois à ne courir plus aucun risque: la Russe Maria Sharapova, l'Américaine Lindsay Davenport et la Belge Kim Clijsters.

Une chance pour le Zurich Open. En effet, une fois leur billet en poche, certaines préfèrent garder leur force, quitte à se désister au dernier moment. Tandis que d'autres pansent leurs maux.

Seulement deux retraits

Beat Ritschard, le directeur du tournoi, en est parfaitement conscient: «Les blessures sont plus nombreuses en octobre qu'en début de saison.» Il en avait fait les frais il y a douze mois: six des huit joueuses du Top 10 annoncées à Zurich s'étaient retirées sans crier gare.

La semaine dernière, seules la Belge Justine Henin-Hardenne (WTA 5) et l'Américaine Venus Williams (WTA 6) en ont fait de même.

«Je me faisais moins de soucis pour cette édition, poursuit-il. Plusieurs sont encore en course pour le Masters.»

A l'instar de la Française Mary Pierce (WTA 7), qui a demandé aux organisateurs d'intégrer le tournoi à la dernière minute.

«Tout était aussi ouvert en ce qui concerne la numéro 1 mondiale Maria Sharapova, ajoute Beat Ritschard. La Russe disputait le tournoi de Moscou la semaine passée et, selon le nombre de tours passés, elle avait envisagé de venir à Zurich.»

Quelque 40'000 spectateurs

Beat Ritschard est d'autant plus satisfait de la tournure des événements que son tournoi se disputera à nouveau en ville de Zurich, dans le flambant neuf Hallenstadion, après huit années passées dans l'étroite patinoire du Schluefweg à Kloten, à une dizaine de kilomètres de là.

«Les conditions sont bien meilleures, même si le complexe se prête mieux à des concerts qu'à un match de hockey sur glace ou à un tournoi de tennis, justifie-t-il. Nous disposons pour la première fois de deux terrains.»

Le premier peut accueillir 6'200 spectateurs, le second 2'200. «Passer la barre des 40'000 sur l'ensemble de la semaine est envisageable, se plaît à rêver Beat Ritschard. La prélocation a bien marché. Nous avons vendu près de 15% de billets de plus qu'en 2004.»

Roger Federer à nouveau absent

A Bâle, Roger Brennwald ne s'attend, lui, pas à battre des records. L'affluence flirte depuis de nombreuses années avec les maxima. «65'800 spectateurs étaient venus aux Davidoff Swiss Indoors en 2004», lance-t-il.

En revanche, le directeur du tournoi rhénan (22 au 30 octobre) espéraient fortement que l'affiche, entre le Bâlois Roger Federer, numéro 1 mondial, vainqueur de onze tournois en 2005, et l'Espagnol Rafael Nadal (19 ans), son dauphin au classement, titré à dix reprises cette année, ait lieu.

L'espoir est toutefois mort avant même le début des festivités. La faute à une déchirure ligamentaire au pied droit du Suisse, contractée la semaine dernière, et qui le tiendra éloigné des courts au moins jusqu'à la fin de mois.

«Tout le monde se réjouissait de revoir Roger Federer à Bâle, regrette Roger Brennwald. Le coup est d'autant plus dur qu'il avait déjà dû déclarer forfait l'année dernière quelques heures avant d'entrer sur le terrain.»

Un rendez-vous incontournable

Le directeur bâlois ne se fait néanmoins pas trop de soucis. L'absence du meilleur joueur du monde ne portera pas trop préjudice à son tournoi. «L'année passée, le taux d'audience à la TV avait même été supérieur à celui de 2003», note Roger Brennwald.

«Les Swiss Indoors sont un peu comme la course de ski du Lauberhorn, à Wengen. Même si les Suisses ne sont pas là, les gens veulent participer à l'événement, un peu comme s'ils allaient à une fête. Notre tournoi a une tradition vieille de 35 ans et bénéficie d'une belle notoriété.»

En fin de semaine passée, il ne restait ainsi plus qu'un millier de places à disposition pour les journées de mardi et mercredi. «Si celles-ci trouvent preneurs, cela prouvera encore une fois si besoin était que les gens viennent pour le spectacle et pas uniquement pour les joueurs», conclut Roger Brennwald.

swissinfo, Raphael Donzel

Faits

Finale 2004 à Zurich: Alicia Molik (Australie) bat Maria Sharapova (Russie) 4-6 6-2 6-3
Finale 2004 à Bâle: Jiri Novak (Tchéquie) bat David Nalbandian (Argentine) 5-7 6-3 6-4 1-6 6-2

Fin de l'infobox

En bref

- Au moins deux Suisses devraient fouler les terrains helvétiques en cette seconde moitié d'octobre: Patty Schnyder (WTA 10) et Stanislas Wawrinka (ATP 60).

- La Bâloise s'était imposée à Zurich en 2002. Huitième du classement Race, elle est actuellement qualifiée pour le Masters.

- Le Vaudois prend part à son troisième Davidoff Swiss Indoors. Il n'a jamais passé le premier tour du tableau principal.

Les principales têtes de série à Zurich sont: Lindsay Davenport (Etats-Unis/2), Amélie Mauresmo (France/4) et Mary Pierce (France/7).

Fin de l'infobox

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.