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Le hockey suisse entame une saison de folie

Joe Thorton (à g,) et Rick Nash, deux superstars de NHL à Davos.

(Keystone)

Le hockey suisse reprend ses droits vendredi soir pour un championnat qui s’annonce très particulier.

En raison du conflit salarial en NHL, des mégastars vont exercer leur talent dans les patinoires helvétiques.

Le championnat suisse de hockey entre en scène ce vendredi pour une saison 2004/2005 qui risque de rester dans les annales.

En raison du lock-out (grève, suspension temporaire de travail) qui a été officialisé il y a quelques heures en Amérique du Nord et qui laissera des superstars du puck libres d’aller exercer leur talent ailleurs. Et notamment en Suisse!

Le lock-out

Rappel: une convention syndicale est négociée tous les dix ans en National Hockey League, entre les propriétaires de clubs (représentés par la NHL) et la toute puissante association des joueurs professionnels.

Mais, comme en 1994, un grave conflit menace le déroulement de la saison, en raison de l’absence de tout accord. Les propriétaires des 30 clubs de la meilleure ligue du monde souhaitent un plafond des salaires (exorbitants), proposition refusée par les principaux intéressés.

«Nous sommes dans l’impasse la plus totale, remarque le commissaire Gary Bettman, le patron de NHL.»

En Suisse, tous les spécialistes sont persuadés que le lock-out aura bel et bien lieu, en tout cas jusqu’en janvier 2005, voire même plus longtemps.

«La seule question est de savoir combien de temps il durera», souligne par exemple Chris McSorley, manager de Ge/Servette et fin connaisseur du milieu nord-américain.

Des renforts pour la Suisse…

Ainsi, la NHL ne débutera pas à mi-octobre et sans contrat, chaque joueur devient un renfort potentiel en Europe.

A ce jour, le HC Davos en a déjà pleinement profité en enrôlant trois mégastars : Joe Thornton, considéré comme le 5e meilleur joueur du monde, Rick Nash, le plus jeune meilleur buteur de NHL l’an passé et le Suédois Niklas Hagman. Zoug en a fait de même avec le Finlandais Niko Kapanen (Dallas Stars).

Le phénomène ne fait que débuter. Selon toute vraisemblance, les gardiens suisses expatriés vont revenir sous nos latitudes. Le Fribourgeois David Aebischer devrait patienter à Lugano, en attenant de pouvoir travailler pour Colorado Avalanche.

L’Emmentalois Martin Gerber (Carolina Hurricanes) est annoncé à Langnau ou à Davos. Le Finlandais Oli Jokinen (Dallas Stars) déposera lui aussi ses valises dans un coin de notre pays.

La saison de hockey s’annonce très spectaculaire, mais aussi complètement chamboulée, d’autant plus que pour la première fois, les clubs ne seront plus limités par le nombre d’étrangers engagés durant l’hiver. Même s’ils ne peuvent qu’en aligner quatre simultanément sur la glace.

Le phénomène n’est pas totalement neuf. En 1994, les patinoires helvétiques avaient déjà pu admirer des vedettes de NHL lors du dernier lock-out. Qui a oublié Doug Gilmour à Rapperswil, Chris Chelios à Bienne ou Valeri Kamensky à Ambri-Piotta?

Mais pas pour les clubs romands

Dans un premier temps en tout cas, les représentants romands seront privés de ces renforts de choc. Pour des raisons financières à Lausanne et Fribourg-Gottéron, qui a renoncé à reprendre David Aebischer.

«Nous ne pouvons pas nous permettre de faire exploser notre budget», explique le directeur des «Dragons» Roland von Mentlen.

A Ge/Servette, la motivation est différente. Propriété du groupe américain Anschutz, les Grenat n’ont pas reçu l’autorisation de leur patron de recourir à de telles méthodes.

Il est vrai que Philip. Anschutz, le big boss, règne aussi sur les Los Angeles Kings, en NHL. Comme il se situe dans le camp des propriétaires, il ne peut tolérer que des joueurs profitent de la grève pour renforcer ses clubs en Europe (en Suisse, en Allemagne et en Suède).

swissinfo, Jonathan Hirsch

En bref

- Le championnat suisse de hockey commence ce vendredi.

- En fonction du lock-out en NHL (grève en fonction du conflit qui oppose les propriétaires des clubs et les joueurs) plusieurs stars de la NHL vont déposer leur baluchon en Suisse.

- Le phénomène n’est pas totalement neuf. En 1994, les patinoires helvétiques avaient déjà pu admirer des vedettes de NHL lors du dernier lock-out. Qui a oublié Doug Gilmour à Rapperswil, Chris Chelios à Bienne ou Valeri Kamensky à Ambri-Piotta?

- Pour la première fois, les clubs suisses ne seront plus limités par le nombre d’étrangers engagés durant l’hiver. Mais ils ne peuvent qu’en aligner quatre simultanément sur la glace.

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