Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Le lobby des enfants élève la voix

Quelque 230'000 enfants vivent au-dessous de niveau de pauvreté en Suisse.

(Keystone)

Les autorités helvétiques sont invitées à accélérer et à améliorer l'application de la Convention de l'ONU sur les droits de l'enfant.

Selon le Réseau suisse des droits de l'enfant, d'importantes lacunes légales gênent la lutte contre la violence, la pauvreté et les discriminations.

Les enfants sont toujours vus en Suisse comme des «sans voix ni droits», constate Jean Zermatten, ancien juge des mineurs du canton du Valais.

Si «les enfants vont relativement bien en Suisse», il reste encore du pain sur la planche, estime ce membre du Comité pour les droits de l'enfant de l'ONU.

A partir de ce constat, le Réseau suisse des droits de l'enfant et la quarantaine d'organisations qui le composent lancent un appel à concrétiser «dix priorités» en matière de politique de l'enfance.

Cet appel, soutenu par l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS), se fonde sur la Convention de l'ONU sur les droits de l'enfant, ratifiée par la Suisse en 1997.

Structures d'accueil

Les organisations souhaitent une allocation familiale minimale pour l'ensemble de la Suisse de 200 francs par enfant et 250 par jeune en formation.

Pour rappel, le projet de loi ad hoc a été refusé par le Conseil des Etats lors de la session d'automne.

Les membres du réseau soulignent aussi le manque de structures d'accueil pour les enfants dont les parents travaillent.

Dans le domaine de la santé, les organisations demandent davantage de moyens financiers et de volonté politique en matière de prévention et protection des mineurs.

Conserver les budgets

Les organisations en question ont d'autres revendications. Elles appellent de leurs voeux une loi fédérale sur l'enfance ainsi qu'une meilleure coordination entre la Confédération, les communes et les cantons.

Il faut cesser de tailler dans les budgets dévolus à l'enfance, comme celui de «jeunesse et sport» (soutien étatique au sport) notamment, martèlent aussi les membres du réseau.

Le Réseau suisse des droits de l'enfant souligne aussi combien les cantons agissent différemment les uns des autres à travers leur politique de l'enfance.

Directeur de l'OFAS, Yves Rossier refuse de mettre tous les problèmes sur le dos du fédéralisme.

Ce qui n'empêche pas Jean Zermatten de noter que les enfants de Suisse restent discriminés: ils ne sont pas traités de la même manière selon le canton où ils résident. Ce qui est contraire à la Convention de l'ONU.

«Lacunes manifestes»

Les experts constatent aussi des «lacunes manifestes» dans la politique adoptée envers les requérants d'asile mineurs et les enfants réfugiés.

Motif notable d'inquiétude: le sort des requérants mineurs non accompagnés, dont la prise en charge dépend du «bon vouloir» des cantons.

A cet égard, la révision de la loi sur l'asile est «très négative», assure Jean Zermatten.

swissinfo et les agences

Faits

Les dix priorités du Réseau suisse des droits de l'enfant:

La priorité va au principe de l'intérêt supérieur de l'enfant.
Elaboration d'une loi-cadre pour la politique de l'enfance et de la jeunesse.
Meilleures mise en oeuvre de la Convention de l'ONU sur les droits de l'enfant.
Amélioration de l'encadrement par des structures d'accueil extra-familiales et scolaires.
Amélioration de la santé psychique et physique des enfants et des jeunes.
Mesures renforcées contre la violence envers les enfants.
Combat redoublé contre la pauvreté chez les enfants.
Coordination des systèmes de formation publique pour atteindre les objectifs de la Convention.
Respect des intérêts des demandeurs d'asile enfants.

Fin de l'infobox

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.