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Le retour des dinos de l'Atlas

Du terrain à l'image virtuelle.

("L'empreinte des Dinosaures")

«L'empreinte des Dinosaures», c'est le titre d'un film documentaire consacré aux découvertes réalisées sur le site de Toundount, au Maroc.

Le plus vieil ancêtre connu des sauropodes est au rendez-vous, notamment sur la TSR et France 3.

«Je suis en mesure d'affirmer ou de confirmer que les couches dans lesquelles se trouvent ces dinosauriens sont des couches anciennes, de 185 à 190 millions d'années», nous disait au printemps dernier le géologue Michel Monbaron, professeur à l'Université de Fribourg, à son retour du Maroc.

A propos des découvertes réalisées par ses collègues paléontologues, l'enthousiasme était de mise: «Ils ont trouvé de superbes pièces, un véritable trésor paléontologique. On sait déjà que c'est très important, mais cette importance sera précisée par la suite.»

En attendant la publication officielle, qui se fera prochainement dans une célèbre revue scientifique, un film documentaire réalisé par Pierre Stine lève une grande partie du voile.

Coproduit par France 3, Gédéons Programmes, Discovery Channel, Espace Vert en collaboration avec la Télévision suisse romande, «L'empreinte des dinosaures» sera diffusé dans une cinquantaine de pays, à commencer par la Suisse (TSR1, samedi 25 janvier, 13h30) et la France (France 3, dimanche 2 février, 18h00).

Collaboration internationale

Il y avait eu la découverte d'Atlasaurus Imelakei par Michel Monbaron, il y a une vingtaine d'années vers Wawmda, sur le versant nord de l'Atlas. Un Sauropode (grand herbivore) vieux de 165 millions d'années, jusque là inconnu au bataillon des dinosaures répertoriés.

Et c'est au sud de l'Atlas, à Toundount, qu'un nouveau gisement avait été repéré à la fin des années 1990, et fouillé, principalement en 2001 et 2002, par une équipe internationale incluant des chercheurs marocains, français, suisses et américains, placés sous la direction de Philippe Taquet, du Muséum National d'Histoire Naturelle, à Paris.

«On a tous les grands groupes de dinosaures représentés sur le même site», nous avait confié, sur place, le paléontologue français Ronan Alain. Lequel précisait: «Des carnivores (théropodes), des grands herbivores (sauropodes). Et on a des représentants de l'autre grand groupe herbivore, les ornitischiens, au travers au moins deux individus différents.»

Le grand-papa ressemblait à un rhinocéros

Le chercheur du Muséum était optimiste: «Il y a même des chances qu'on trouve des familles, voire des grands groupes jamais décrits auparavant. Ce n'est pas à exclure».

Depuis, les scientifiques ont progressé en matière d'identification, comme le précise la brochure de présentation du film, à propos de certains ossements dégagés: «Ils appartiennent à une espèce inconnue, celle du plus vieux sauropode au monde. Découverte exceptionnelle, une mâchoire très bien conservée retient l'attention de la communauté scientifique internationale.»

Et à qui appartient-elle, cette grosse mandibule? «Les brachiosaures, ces colosses de 80 tonnes au cou démesuré, ont désormais un ancêtre: un animal de la taille d'un gros rhinocéros, au cerveau modeste, aux déplacements lents, mais sans doute parfaitement adapté au monde primitif qui était le sien». Scoop.

Du terrain au virtuel



«L'empreinte des Dinosaures» évoque la découverte d'Atlasaurus Imelakei. Puis les recherches qui ont amené à cette autre fabuleuse trouvaille, celle de son lointain ancêtre.

Enquête pluridisciplinaire qui a fait appel à moult spécialistes, sur le terrain, puis en laboratoire. Et puis, à la façon de la célèbre série «Sur la Terre des Dinosaures», grâce à la technique de l'image virtuelle, les animaux fossiles découverts dans l'Atlas prennent vie...

swissinfo, Bernard Léchot


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