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Le Sommet de Montreux laisse de «belles paroles»

Comme la presse, le secrétaire général de l'OIF Abdou Diouf a jugé l'organisation du sommet "excellente".

(Keystone)

La presse suisse de lundi commente peu la fin du 13e Sommet de la francophonie qui s’est achevé dimanche à Montreux. Mais les rares analyses en dressent un bilan assez sévère: beaucoup de paroles mais peu d’actes.

La fin du 13e Sommet de la francophonie n’a guère capté l’attention de la presse suisse de lundi. La plupart des journaux ne consacrent à l’événement que des articles intérieurs qui se bornent à prendre acte de la fin du sommet, de son bon déroulement et de sa déclaration finale, la «Déclaration de Montreux».

Peu de commentaires donc dans la presse. Peut-être parce que les quotidiens avaient déjà abondamment parlé de la francophonie et de ses enjeux au cours des journées précédentes.

Une bonne publicité

Les quelques analyses insistent en fait sur deux éléments. Le premier est l’excellent déroulement de ce sommet tenu sur les rives du Lac Léman. Pour les commentateurs, cette réunion des pays francophone a permis à la Suisse de se faire connaître et apprécier.

C’est «une bonne publicité pour la Suisse», note par exemple la Neue Zürcher Zeitung. Et le grand quotidien zurichois de préciser: «Le déroulement sans accroc du 13e Sommet de la francophonie est – malgré la météo maussade – une bonne publicité pour la Suisse qui s’est vendue dans le monde comme une destination touristique et qui a montré qu’elle était sûre et confortable.»

Le Matin tire également son chapeau à Montreux. «La ville a démontré que la Riviera vaudoise était en mesure d’accueillir un sommet international avec une organisation jugée ‘exceptionnelle’ par le secrétaire général de l’OIF», note le grand quotidien populaire romand.

Nouer des contacts

Pour les commentateurs, ce sommet a également permis à la Suisse de tisser des liens sur la scène internationale. «Micheline Calmy-Rey et Doris Leuthard ont pu réseauter un maximum en marge de l’événement. La Confédération a confirmé une dizaine de rencontres bilatérales avec des chefs d’Etat et des ministres. Et tant pis si Nicolas Sarkozy n’a pas eu le temps de leur parler en privé», remarque encore Le Matin.

Un avis partagé par la Neue Zürcher Zeitung qui écrit: «Un sommet est un peu comme une fête de famille: on passe du temps ensemble et à la fin, on s’échange les adresses et on se promet de se téléphoner et de se rencontrer».

Le quotidien alémanique avertit toutefois qu’il faudra savoir aller plus loin que cette simple prise de contact. «C’est seulement si la Suisse sait gérer les contacts établis à Montreux que l’organisation de cette rencontre internationale aura porté quelque chose de plus que la simple promotion touristique», écrit la Neue Zürcher Zeitung.

Machine à promesses

Le second élément qui frappe les commentateurs est le manque de résultats concrets du Sommet. Parmi les journaux, c’est Le Temps qui se montre le plus dur, qualifiant l’OIF de «machine à promesses».

«Depuis une décennie, les chefs d’Etat francophones redoublent d’engagements tous les deux ans, ne cessant d’élargir leurs ambitions déclarées. Démocratie, droits humains, indépendance des justices nationales ou des médias, règlement des crises, lutte contre les discriminations, défense et promotion des femmes; des enjeux, des espoirs, incontestables dans l’absolu, mais dont le contraste avec la réalité ne cesse de se renforcer.»

Et Le Temps de conclure: «Mais la litanie des intentions proclamées au nom de l’OIF risque de se retourner contre ses auteurs. A trop promettre, ils s’emballent, se condamnant à jurer d’être plus vertueux encore la prochaine fois.»

En Suisse alémanique, le Tages Anzeiger, qui titre «beaucoup de grandes paroles», partage cet avis. «Dans sa ‘dimension politique’, le résultat du sommet est mince. C’est ainsi que dans la ‘Déclaration de Montreux’, les chefs d’Etat et de gouvernement ont confirmé les mêmes intentions qu’eux-mêmes ou leurs représentants avaient déjà émises en septembre à New York par rapport aux Objectifs du Millénaire pour le développement», conclut le quotidien zurichois.

Le Sommet de Montreux

Leaders. Le Sommet, qui s’est tenu à Montreux du 22 au 24 octobre, a rassemblé les représentants des 70 pays de l’OIF, dont une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement.

Défis. Comme thème central, la Suisse a opté pour «Défis et visions d’avenir pour la Francophonie», subdivisé en trois différentes thématiques: «Gouvernance mondiale & Démocratie, liberté, droits humains», «Développement durable: sécurité alimentaire et climat» et «Langue française: diversité culturelle et innovation».

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swissinfo.ch


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