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Les desseins de Köbi Kuhn pour la Nati

Pour Köbi Kuhn (droite), la Suisse a encore une petite chance de se qualifier pour le Mondial 2002.

(Keystone)

C'est avec modestie et discernement que Köbi Kuhn aborde son nouveau poste d'entraîneur de l'équipe de Suisse de football. L'homme analyse le passé pour mieux envisager l'avenir.

Au niveau de la sélection nationale, «l'ex-coach Enzo Trossero n'a manifestement pas eu assez de temps pour construire une équipe de Suisse de football», explique sérieusement Köbi Kuhn. «A peine débarqué d'Argentine, il a dû enchaîner les matches».

«Et même si Enzo Trossero a été à la tête du FC Sion, champion en 1992, les joueurs, en Suisse, ont évolué depuis. Les techniciens de l'ASF et moi-même sommes très vite rendu compte qu'il ne connaissait pas assez bien les footballeurs helvétiques».

Dans ce sens, «je suis très content de pouvoir disposer d'un peu plus de temps que Trossero. De plus, j'ai l'avantage de bien connaître les joueurs en Suisse».

Rappelons que Köbi Kuhn a entraîné, ces dernières années, les différentes sélections nationales des moins de 17 ans, puis des moins de 21 ans, avec succès.

Mais Köbi Kuhn ne songe pas pour autant à reconstruire de suite une sélection nationale avec des nouveaux joueurs provenant des sélections juniors. «Car l'actuelle équipe de Suisse dispose déjà de jeunes titulaires avec Patrick Muller, Stéphane Henchoz, Johann Vogel et Johann Lonfat.

Et puis, mathématiquement, la Suisse, pour Kuhn, a encore une chance, même minime, de se qualifier pour le Mondial 2002. Or, il tient à ne pas la galvauder.

Car, en battant le Luxembourg et la Yougoslavie en Suisse, puis en misant, à Moscou, sur une démobilisation de la Russie (probablement déjà qualifiée à ce moment-là), la Suisse peut encore accéder à la 2e place de son groupe qualificatif. Et donc, avoir droit à un match de barrage.

«Mais au moment même où nous n'aurons plus aucun espoir de qualification, alors j'opérerais les premiers changements avec les plus jeunes joueurs, dans l'optique de l'Euro 2004, au Portugal.

Dans l'immédiat, tient à souligner Köbi Kuhn, «je compte aller parler avec tous les internationaux suisses et m'enquérir auprès d'eux de leur réelle motivation pour la sélection nationale».

Car force est de constater qu'«il y a des titulaires qui se retirent de la Sélection nationale pour de simples petites blessures», tels Kubilay Türkylmaz ou dernièrement Stéphane Chapuisat.

De toute façon, pour Köbi Kuhn, «il y a de nombreux joueurs qui méritent de faire leur entrée en équipe de Suisse A: Cabanas, Ludovic Magnin. D'autant que l'exemple de Frei est probant. Et il y en a d'autres», assure le sélectionneur national zurichois.

Emmanuel Manzi


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