Les enfants du monde ont aussi leur Sommet sur l’environnement

Sidonie et Ali, de la région de Fribourg, ont 12 ans. Avec quatre autres jeunes suisses et amis de la nature, ils participent à Eastbourne, en Angleterre, à la 3e Conférence internationale des enfants sur l’environnement.

Ce contenu a été publié le 23 mai 2000 - 19:11

C’est la troisième fois que le Programme des Nations Unies pour l’Environnement met sur pied ce genre de rendez-vous qui, cette année, porte évidemment l’étiquette du Millenium. Le millier d’enfants qui ont fait le déplacement, grâce à l’appui financier de leur pays, ont ainsi l’occasion de se rendre compte - en discutant avec leurs petits copains venus de partout - que les questions concernant la nature n’ont pas de frontières.

Lors d’un premier rassemblement, à Eastbourne déjà en 1995, ils avaient déjà rédigé une liste de 26 «challenges» et autant de questions adressées pêle-mêle à l’ONU et aux gouvernements, aux compagnies aériennes, aux commerçants, aux gens des médias et autres pour que chacun, dans son domaine, prenne ses responsabilités en matière de protection de l’environnement.

Chaque petite délégation apporte le résultat de ses recherches. En Suisse, l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage a confié cette préparation à trois associations, une par région linguistique: Pro Natura en Suisse romande, Greenpeace en Suisse alémanique et le WWF au Tessin. Les enfants ont ensuite choisis eux-mêmes les thèmes qu’ils entendaient défendre: la protection des baleines, les énergies écologiques et l’agriculture bio.

A Fribourg, Sidonie et Ali ont pu compter sur l’appui de Pascale Larcher, géobotaniste de métier et monitrice Jeunesse à Pro Natura. Pendant des semaines, les trois complices se sont retrouvés pour travailler sur leur projet. Ils ont plusieurs fois rencontré un couple d’agriculteurs fribourgeois qui pratique l'agriculture biologique, ils se sont fait expliquer en long et en large les techniques utilisées, ils ont fait de nombreux dessins, écrit des textes, pris des photos. Résultat: un gros classeur et huit affiches sur l'agriculture biologique et sur ses avantages pour l'environnement.

On y parle des cultures de céréales, du verger, des animaux, des paysans, etc. Avec, en prime, une curiosité sous la forme d’une page consacrée à «l’horloge des fleurs des champs». On y découvre ainsi que les fleurs ne s’ouvrent pas toutes à la même heure et que la nature a aussi ses lève-tôt ... et ses lève-tard! Sur place, à Eastbourne, Sidonie et Ali tentent, sur leur stand et concours à l’appui, de capter l’attention des enfants des autres délégations: qui donc réussira à reconnaître les parfums de pomme de terre, de foin, de lait ou de framboise?

A leur retour au pays, Pro Natura donnera, bien sûr, un large écho de l’événement dans ses publications, en particulier dans son journal junior «Croc’nature». Quant à Sidonie et Ali, ils feront tout pour faire passer en Suisse le message qu’ils ont cherché à transmettre à la Conférence d'Eastbourne. Nul doute que leur gros classeur et les huit posters qu’il contient fera le tour de leur école puis de celles de Suisse romande. Comme quoi, en écologie comme ailleurs, les vrais engagements n’attendent pas forcément le nombre des années.

Bernard Weissbrodt

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