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Les malheurs de Sophie Lamon

Sophie Lamon: «L’expérience est douloureuse, mais enrichissante pour la suite de ma carrière.»

(Keystone)

Battue samedi dernier à Gand, la jeune épéiste valaisanne a laissé passer sa dernière chance. Elle ne représentera pas la Suisse cet été aux JO d’Athènes.

Vice-championne olympique par équipe à Sydney, Sophie Lamon paie aussi les mauvais mondiaux des Suissesses à la Havane en septembre dernier.

Le tournoi interzones de Gand, le week-end dernier, représentait l’ultime possibilité pour les escrimeurs suisses Sophie Lamon et Marcel Fischer de se qualifier pour les Jeux olympiques d’été à Athènes.

Tous deux devaient impérativement se retrouver en finale de la compétition belge pour obtenir le fameux sésame.

Le Biennois – numéro 3 mondial - a réussi in extremis dans sa tentative en dominant en demi-finale l’Espagnol Eduardo Sepulveda. Mené 10-13 à dix-sept secondes du terme de son match, Marcel Fischer est parvenu à égaliser avant de porter l’estocade finale en prolongation.

Sophie Lamon, elle, n’a malheureusement pas connu le même sort. La jeune valaisanne de dix-neuf ans a subi la loi de la Roumaine Ana Branza en huitièmes de finale déjà.

La désillusion est énorme pour Sophie Lamon. Vice-championne olympique par équipe à Sydney en 2000, elle n’ira pas à Athènes. La Valaisanne doit d’ores et déjà se concentrer sur Pékin 2008.

swissinfo: Sophie Lamon, quatre ans après la fabuleuse épopée de Sydney, vous ne serez pas du voyage à Athènes. Comment digérez-vous cette cruelle désillusion?

Sophie Lamon: Sur le moment, c’était vraiment difficile à admettre. Lorsqu’on se bat durant presque une année et qu’on échoue lors de la dernière compétition, tout s’écroule autour de soi.

Mais ce sentiment passe très vite. Après, on analyse ce qui s’est passé et on essaie d’en tirer profit au maximum. Ce que j’ai vécu ce week-end, et toute cette saison d’ailleurs, m’était totalement inconnu. L’expérience est douloureuse, mais certainement aussi enrichissante pour la suite de ma carrière.

swissinfo: Tout s’est finalement joué ce week-end à Gand en Belgique. Comment avez-vous abordé ce rendez-vous de la dernière chance?

S.L.: Il y a un an, soit au début de la saison qualificative, je voyais Gand comme une espèce de roue de secours. Je pensais me qualifier par l’intermédiaire de la Coupe du monde et j’ai donc été obligée de me rendre en Belgique.

Là, j’ai tout joué sur une seule journée. Le but était simple: atteindre la finale et rien d’autre. C’est la première fois que j’avais à gérer un événement tel que celui-là.

Je connaissais la pression d’un Championnat d’Europe ou d’un Championnat du monde. Mais là, c’était encore différent.

swissinfo: Le tournoi de Gand était la dernière chance de vous qualifier à titre individuel. Au niveau de l’équipe de Suisse - vice-championnes olympiques à Sydney – les carottes étaient déjà cuites depuis les Mondiaux ratés de Cuba?

S.L.: C’est vrai. Au début de la saison, l’objectif premier était de qualifier l’équipe. Mais après les Championnats du monde de La Havane en septembre 2003, j’ai tout misé sur une qualification individuelle.

Je savais que ce serait très dur car le nombre de places disponibles au niveau européen était réduit. L’échec par équipes à remis beaucoup de choses en question.

swissinfo: Votre futur proche n’est pas Athènes… C’est donc du côté de Paris – et du Racing club de France - que vous allez rebondir?

S.L.: Oui, effectivement. Je vais encore participer à quatre ou cinq tournois de Coupe du monde dans les semaines à venir et puis, en juillet, je participerai aux Championnats d’Europe à Copenhague.

En septembre, je pars effectivement pour Paris où je devrais trouver des structures plus adaptées pour progresser.

swissinfo: En rejoignant la France, vous allez aussi changer d’entraîneur et profiter de l’expérience de Daniel Levavasseur, l’homme qui a mené la Française Laura Flessel au titre olympique. De bonne augure pour les JO de Pékin en 2008?

S.L.: J’aurai besoin d’un temps d’adaptation, mais cet objectif de Pékin est à long terme. Il faudra également connaître les modes de sélection pour ces Jeux olympiques.

Ces JO, tout comme mes prochaines années d’escrime, revêtent une très grande importance à mes yeux.

Je me donne un an pour m’adapter et trois autres années pour progresser de manière significative. L’escrime est un sport de maturité et j’ai décidé de me donner du temps.

Interview swissinfo, Mathias Froidevaux

Faits

L’épéiste valaisanne Sophie Lamon n’a pas réussi à décrocher son billet pour les prochains Jeux olympiques.
Elle a manqué son ultime chance le week-end dernier en Belgique lors du tournoi de Gand
Marcel Fischer sera donc l’unique escrimeur suisse à Athènes.
Toujours à Gand, le Biennois s’est qualifié in extremis pour la finale (il perdait encore 10-13 a dix-sept seconde de la fin de sa demi-finale).

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En bref

- Sophie Lamon avait été sacrée vice-championne olympique par équipe lors des JO de Sydney en l’an 2000.

- Toujours par équipe, elle a également remporté le titre européen en 2000 et la médaille d’argent aux Mondiaux 2001.

- Dès le mois de septembre, la Valaisanne se rend à Paris pour s’entraîner au Racing-Club de France sous la houlette de Daniel Levavasseur.

- Elle a désormais quatre ans pour se concentrer sur son objectif prioritaire, les Jeux olympiques de Pékin 2008.

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