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Les réactions au Parlement fédéral

L'échec de l'accord de transit avec le Sénégal était sur toutes les lèvres mardi sous la Coupole fédérale.

Socialistes et démocrates du centre en ont profité pour exiger un changement de politique.

Satisfait mais pas surpris par la décision sénégalaise, le directeur de l'ASIN Hans Fehr estime que «cet accord était une illusion qui aurait coûté des millions de francs pour rien».

Pour le député démocrate du centre (UDC) zurichois, il faut désormais abandonner cette voie et combattre les abus dans le domaine de l'asile autrement.

Hans Fehr estime qu'il ne faut plus verser de prestations sociales aux requérants d'asile dont la demande a été écartée. Il faut, en outre, réduire les délais de procédure et de recours.

Quant aux requérants criminels, il s'agit tout simplement de les renvoyer. Et, si cela s'avère impossible, il faut les interner.

Afin de diminuer l'attractivité de la Suisse, il convient enfin d'instaurer une réglementation de l'Etat tiers plus conséquente, sur le modèle de l'Allemagne.

Revoir la politique migratoire

Au Parti socialiste (PS), on voit aussi dans cet échec une occasion de changer de politique en matière d'asile, via une révision de la politique migratoire.

Il faut, dit Valérie Garbani, élargir les possibilités d'admission au marché du travail afin de rendre la législation conforme à la réalité.

On éviterait ainsi, selon la socialiste neuchâteloise, que l'asile devienne la seule possibilité d'entrer en Suisse pour de nombreux étrangers.

Le président du groupe démocrate-chrétien admet que cet échec fait le beurre du PS et de l'UDC. Pour autant, il ne remet pas en cause la politique prônée par le Conseil fédéral.

Car, ajoute Jean-Michel Cina, il ne s'agissait que l'un des axes de cette politique. Et de citer, entre autres, l'accélération des procédures via le système de bonus-malus.

Pour le député valaisan, il faut désormais privilégier les accords bilatéraux de réadmission, pays par pays, en utilisant l'aide au développement comme moyen d'incitation mais pas comme condition.

Persévérer dans la même voie

Le président de la commission des affaires juridiques en charge du dossier au National n'est pas d'accord. Charles-Albert Antille juge au contraire qu'il faut persévérer dans cette voie.

Il faut, dit le radical valaisan, chercher à négocier un accord de transit avec d'autres pays d'Afrique centrale.

Selon lui, l'erreur de Ruth Metzler a peut-être été de vouloir aller trop vite en besogne, sans prendre le temps de convaincre au-delà des seules discussions inter-gouvernementales.

Les autorités sénégalaises ont, selon lui, cédé à la pression populaire et, éventuellement, à celle d'autres Etats africains.

swissinfo et les agences

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