Navigation

Les relations entre Hlasek et Rosset tournent au vinaigre

La crise déclenchée par la nomination de Jakob Hlasek a la tête du tennis suisse ne cesse de s’aggraver. La rupture est désormais consommée entre Hlasek et Marc Rosset, qui s’affrontent à coups de déclarations fracassantes.

Ce contenu a été publié le 23 décembre 1999 - 18:16

La crise déclenchée par la nomination de Jakob Hlasek (à droite, photo d'archive) a la tête du tennis suisse ne cesse de s’aggraver. La rupture est désormais consommée entre Hlasek et Marc Rosset (à gauche), qui s’affrontent à coups de déclarations fracassantes.

Le premier tour de Coupe Davis qui opposera à Zurich la Suisse au tenant du titre australien s’annonce sous des conditions toujours plus sombres. Depuis le début de l’année, Marc Rosset, le numéro un helvétique, est à couteaux tirés avec les dirigeants de la Fédération suisse et Jakob Hlasek, son ancien compère durant une très grande partie de la décennie. Pourtant, l’idylle est terminée et la hache de guerre est déterrée. Marc Rosset, tout comme George Bastl, Lorenzo Manta et Ivo Heuberger ont officiellement annoncé qu’ils ne joueraient pas si Claudio Mezzadri ne retrouvait pas son siège de capitaine, qu’il a perdu au profit de Jakob Hlasek, plébiscité par Swiss Tennis.

Habitué aux coups de gueule, Marc Rosset a lancé une nouvelle banderille, clamant que «Hlasek ne peut pas s’autoproclamer capitaine et qu’il doit démissionner». Les reproches ne sont pas tennistiques, mais de «nature humaine, une osmose parfaite devant régner entre les joueurs et leur patron en Coupe Davis». Directement mis en cause, Jakob Hlasek n’hésite plus à qualifier le comportement de Rosset d’enfantillages. Et de souligner: «Au fil des années, j’ai remarqué que chez Marc, les intérêts personnels prennent souvent le dessus et que ses opinions se font et se défont. J’ai perdu ma confiance en lui».

Contrairement aux apparences, les deux joueurs ne se sont jamais réellement appréciés. Tous deux avouent aujourd’hui «avoir placé les intérêts nationaux au-dessus de leurs différences». Au plus fort de leurs exploits en Coupe Davis (finale en 1992) et à Roland-Garros (titre en double), le Genevois et le Zurichois avaient pourtant appris à cohabiter. Mais depuis le début de l’année, le ressort est complètement cassé, suite aux attaques de Rosset à l’encontre de son ancien entraîneur Stéphane Oberer, de Swiss Tennis et même de Jakob Hlasek. Les deux tennismen ne parlent plus du tout le même langage.

Olivier Breisacher

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.